Contrainte aux hypothèses, la stratégie se doit de manoeuvrer dans le temps comme elle avait appris à le faire dans l’espace ; loin de procéder par hypothèses rigides et hasardeuses comme le voudraient certaines théories récentes généralement américaines fondées sur une analyse mathématique des probabilités, elle peut se fonder sur un faisceau de possibilités et s’organiser de telle sorte que ces possibilités soient surveillées pour déterminer à temps celles qui se vérifient et se développent et celles qui disparaissent. Là encore s’introduira un facteur de manoeuvre c’est-à-dire de prévisions contraléatoires qui permettra de coller au plus près de l’évolution.

Quant à l’invention indispensable pour trouver, avec des outils nouveaux ou renouvelés, la solution future correspondant à une situation future appréciée, elle échappe à toute règle.  Disons seulement qu’elle doit exclure la routine – si fortement ancrée dans les traditions militaires fixées par les « règlements » – et faire appel à l’imagination et à la méditation.