Cette guerre froide est à la guerre chaude ce que la médecine est à la chirurgie. Aux opérations sanglantes de la guerre chaude se substituent les « infections » qui ne sont pas moins meurtrières, mais plus insidieuses. Contre ces infections, la méthode chirurgicale est rarement efficace : il faut procéder à des vaccinations préventives ou à des contre-infections, et il faut prendre la maladie dès le début. Dans cette guerre larvée où les infections psychologiques ressemblent à celles de la guerre biologique, il est très difficile de contrôler les phénomènes une fois déclenchés.