
Q312 · Pourquoi donner une mémoire aux futurs ?
L’idée peut sembler étrange au premier abord. Une bibliothèque des savoirs des futurs ? Les pluriels intriguent, le concept interroge, et l’ambition peut paraître démesurée.
Se réaliser n’est rien d’autre que servir l’humanité.
The crisis you have to worry most, is the one you don’t see coming.
Les deux opérations sont à pratiquer alternativement, parce qu’elles se complètent : soit, , en lui témoignant son assentiment, on conduit l’autre à « s’ouvrir » et, sortant de sa réserve, à exprimer complètement son sentiment ; soit, au contraire, on lui fait délibérément barrage pour que, face à ce « blocage », il laisse apparaître soudain son vrai sentiment – et quon puisse « conclure » sur la véracité de ce qu’il disait.
La première manoeuvre est exploratoire, l’autre de contrôle ; la première favorisant son expansion, fait apparaître ce que l’autre veut, la seconde, suscitant sa réaction, laisse transparaître ce qu’il prétendait cacher ; combinées ensemble, elles servent à « sonder » l’autre et à « jauger » : soit on va dans sons sens, pour que lui-même se laisse aller ; soit on va en sens contraire, pour que, se rebiffant, il donne à mesurer sa résistance. Car sa réticence et son silence aussi sont révélateurs. Dans un cas comme dans l’autre, qu’il « ouvre » ou « ferme » la bouche, qu’il se libère ou qu’on le réprime, l’autre est perçu, ou plutôt manié, comme un pur dispositif (à l’instar, est-il dit, des deux facteurs opposés et complémentaires, yin et yang, qui constituent tout réalité).
Ce qui distingue un projet de transformation d’un autre, ce sont le point de départ, le point d’arrivée, et le temps nécessaire pour passer de l’un à l’autre. Une évolution prend le temps d’ancrer le changement. Un révolution est in fine une accélération du rythme de changement.






