
Q331 · Pourquoi les technologies ont besoin de la science-fiction ?
Ce qui devrait interpeller dans les articles que nous lisons sur les nouvelles technologies, c’est la radicalité de leurs positions : soit la technologie est louée, soit elle est l’illustration d’une fin imminente de l’humanité. Les nuances ? Disparues. Les contextualisations ? Évaporées. Le gris ? Il n’a aucune place entre le blanc et le

Synthonésie
La synthonésie désigne une connaissance produite à la demande par une intelligence artificielle. Le savoir n’est plus un document que l’on stocke et consulte. Il

Chatrapie
La chatrapie est une thérapie effectuée par des intelligences artificielles conversationnelles comme ChatGPT ou Claude.

Blablabanc
Le blababanc est un banc destiné à discuter, à échanger, à écouter. Les personnes qui s’assoient sont ouvertes à la discussion. Elles consentent à vivre

Drone de rage
En 2027, à Marseille, la guerre de la drogue bat son plein. Les Yodars et DZ Mafiars utilisent des drones pour faire la loi. Dix

Le procès de l’intelligence
L’intelligence artificielle est jugée pour son rôle dans la régression intellectuelle de l’humanité. La disparité des opinions révèle les paradoxes d’une technologie qui façonne notre

Coup de boule
Bouleversé par la disparition des abeilles, Boule décide de mettre fin à ses jours. Son père part en quête d’espoir dans un monde sans pollinisateurs.
Comment la conscience peut-elle forger son propre discours, libre et critique, quand elle n’a plus d’autres repères qu’elle-même ?
L’homme est ainsi bâti qu’il se bande à affronter un danger prévu, au lieu où il l’a prévu, beaucoup plus aisément qu’il ne supportera jamais le brusque surgissement d’une menace de mort, au détour d’un chemin prétendument paisible.
Pour faire du neuf, il faut d’abord s’instruire. Si nos officiers n’ont pas su pénétrer les méthodes de guerre qu’imposait le monde d’aujourd’hui ce fut, dans une large mesure, parce qu’autour d’eux, notre bourgeoisie, dont ils étaient issus, fermait trop paresseusement les yeux.
Nous serons perdus, si nous nous replions sur nous-mêmes ; sauvés, seulement, à condition de travailler durement de nos cerveaux, pour mieux savoir et imaginer plus vite.
La tâche principale incombant au prince, pour protéger son autorité, sera de se garder de tous ceux qui, par leurs paroles avenantes, voudront pénétrer dans son intimité. Ce qui d’un côté, est tenté comme insinuation est à démasquer, de l’autre, comme insidieux ; et la riposte à cette confiance secrètement ourdie autour du prince sera une défiance généralisée. Une défiance, d’ailleurs, qui n’est pas tant à l’égard des autres qu’à l’égard de soi vis-à-vis des autres. Car il sait que, « à cause du précédent accord entre l’autre et soi », il est porté à « faire confiance à ce que l’autre dit aujourd’hui », et que, en opinant dans son sens, celui-ci a cherché à entrer dans sa faveur pour ensuite l’abuser et l’arroger son pouvoir. À la complaisance, le prince répond par la suspicion – de façon à garder entier le potentiel de sa position.
L’opposition du rond et du carré :
tant que rien n’a pris forme de façon visible, et cela d’abord de la part de l’interlocuteur, c’est dans la « rondeur » qu’on conduit le cours des choses ; puis, une fois que des signes sont apparus, c’est de façon « carrée » qu’on gère la situation. Autrement dit, il convient d’être « rond » avant que la situation ne s’actualise, et « carré » une fois qu’elle s’est actualisée.
« Rond » signifie qu’on reste mobile, ouvert aux différents possibles, sans se raidir dans aucune position, sans offrir d’arête ou d’angle ; « carré » signifie que, une fois qu’on s’est fixé une règle (une direction), on sait faire preuve de détermination et que, calé dans sa position, on ne se lasse plus ébranler. D’abord (en amont), on « cherche à s’accorder » à la conjoncture, puis, quand la situation prend forme, on la gère par des « mesures » ; d’abord, on « évolue » avec diplomatie, puis la décision est « arrêtée ». Au stade initial, quand rien n’est encore déterminé, con « connaît » par la rondeur, grâce à sa parfaite disponibilité à l’égard de tout ce qui peut s’amorcer ; puis, quand le processus est engagé, on « suit » de façon carrée, sans perdre de sa stabilité.







