Analyser la vision du monde

Futurs alternatifs
En bref

La première étape du parcours pédagogique des Futurs Alternatifs invite les étudiants à analyser la vision du monde d’une organisation réelle, partenaire du dispositif et appelée « organisation apprenante ».

Pour s’orienter, prendre des décisions et agir, les dirigeants s’appuient sur une vision du monde : une représentation nécessairement simplifiée de l’environnement de leur organisation et de l’organisation elle-même. Cette représentation leur fournit des clés pour interpréter les événements, hiérarchiser les enjeux et guider l’action.

Dans cette première étape, les étudiants jouent le rôle d’analystes. Leur objectif est de rendre explicite la vision du monde de l’organisation apprenante à partir de la présentation de ses représentants, des documents transmis et de recherches complémentaires.

  1. “Dans un monde où…”
    [Quels sont les éléments saillants de l’environnement – forces de changement, incertitudes majeures, ruptures possibles, etc. – auxquels l’organisation apprenante est particulièrement attentive ? ]
  2. “L’organisation se fixe comme ambition de…”
    [Quel monde souhaitable cherche-t-elle à construire ? Quelles sont ses ambitions à long terme et les principales caractéristiques de ce monde ?]
  3. “Elle s’affirme comme…”
    [Qu’est-ce qui caractérise l’organisation et fait d’elle un acteur particulier ? Le cas échéant, comment se différencie-t-elle de ses concurrents ?]
  4. “Et répond aux attentes de…”
    [Quelles sont ses principales parties prenantes : clients, fournisseurs, associations, organisations non gouvernementales, régulateurs, etc. ?]
  5. “Pour y parvenir, l’organisation s’appuie sur…”
    [Sur quels leviers d’action, ressources et compétences clés l’organisation s’appuie-t-elle ?]

Croiser les sources

Pour conduire cette analyse, les étudiants mobilisent deux ensembles de matériaux :

  • la présentation orale de l’organisation et les échanges avec ses représentants ;
  • les documents transmis par l’organisation et les résultats de leurs recherches complémentaires.

La confrontation de ces sources est particulièrement instructive. Elle permet notamment de repérer les écarts entre le discours institutionnel, tel qu’il apparaît dans les documents publics, et la manière dont les représentants présentent oralement l’organisation. 

Ces écarts ne sont pas nécessairement des contradictions : ils révèlent surtout les sujets mis en avant, ceux qui restent à l’arrière-plan et le récit que l’organisation construit pour expliquer son rôle et son action.