
Q341 · De quoi parlent les prospectivistes ?
Que se passe-t-il quand on retourne les instruments de l’analyse contre soi-même ? Ouvert le premier janvier 2020, l’Atelier des Futurs a publié plus de cinq cents textes, auxquels s’ajoutent quelques articles plus anciens hérités d’un blog hébergé par Le Temps. Articles de méthode, entretiens, fictions d’anticipation, néologismes. Chacun décline une vision de la prospective.

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Le datIAcide, résulte de la consommation d’électricité des IA, de l’eau utilisée pour le refroidissement des serveurs et la production d’électricité ; de l’épuisement de

IAddict
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Datadindisme
Le dindinisme consiste à avoir une vision du futur qui soit la continuation du passé. Ayant une confiance dans la stabilité des tendances, on néglige

Drone de rage
En 2027, à Marseille, la guerre de la drogue bat son plein. Les Yodars et DZ Mafiars utilisent des drones pour faire la loi. Dix

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La vieille hackeuse et la mer
Face à l’absurdité d’un monde où les aliments et objets voyagent des dizaines de milliers de kilomètres avant d’arriver chez nous, la hackeuse Sappho frappe
La télévision n’aura de succès que pendant six mois. Le public se lassera vite de regarder passivement un meuble en bois tous les soirs.
Il est inutile de dire « ce serait mieux de renverser le capitalisme » si on ne sait pas comment le faire et par quoi le remplacer.
L’opposition du rond et du carré :
tant que rien n’a pris forme de façon visible, et cela d’abord de la part de l’interlocuteur, c’est dans la « rondeur » qu’on conduit le cours des choses ; puis, une fois que des signes sont apparus, c’est de façon « carrée » qu’on gère la situation. Autrement dit, il convient d’être « rond » avant que la situation ne s’actualise, et « carré » une fois qu’elle s’est actualisée.
« Rond » signifie qu’on reste mobile, ouvert aux différents possibles, sans se raidir dans aucune position, sans offrir d’arête ou d’angle ; « carré » signifie que, une fois qu’on s’est fixé une règle (une direction), on sait faire preuve de détermination et que, calé dans sa position, on ne se lasse plus ébranler. D’abord (en amont), on « cherche à s’accorder » à la conjoncture, puis, quand la situation prend forme, on la gère par des « mesures » ; d’abord, on « évolue » avec diplomatie, puis la décision est « arrêtée ». Au stade initial, quand rien n’est encore déterminé, con « connaît » par la rondeur, grâce à sa parfaite disponibilité à l’égard de tout ce qui peut s’amorcer ; puis, quand le processus est engagé, on « suit » de façon carrée, sans perdre de sa stabilité.
Le domaine du risque est celui des situations répétées à l’identique. C’est le domaine où prévaut une logique d’optimisation des moyens et des préexistences des buts. Le paradigme est celui de la décision comme choix parmi des options possibles, où l’on distingue la décision de la mise en oeuvre dans un environnement considéré comme largement exogène. C’est le domaine cartésien par excellence.
Le domaine de l’incertitude est celui des situations uniques et inédites. C’est le domaine où prévaut une logique de créativité et d’endogénéité des buts. Le paradigme est celui de la décision comme la construction créative d’un avenir désirable, où la décision et l’action fusionnent dans l’action créative.







