Le bon politique fait mûrir les conditions dont puisse récolter les fruits la communauté entière, de façon ambiante, sans plus les viser à a titre de résultats (notions de ben opposé à mo), et donc sans même qu’on songe à l’en louer. Ce qui impliquera de se défaire de la réactivité aux événements comme aux à-coups de l’actualité pour répondre aux modifications, à peine elles s’esquissent, de façon à en prévenir le danger, tant qu’il n’est qu’embryonnaire et facile à réduire ; ou bien à en favoriser le déploiement dans la durée, sur le long terme, quand il tourne au commun avantage.

C’est-à-dire, dans l’un et l’autre cas, d’intervenir discrètement en amont, au niveau des conditions, pour infléchir la situation dans le sens souhaité ; et non en aval, dans le spectaculaire de l’action et l’urgence de la réparation. Ainsi de ne pas promettre de succès ostensibles dans les cent jours, mais de faire en sorte que du potentiel revienne, que la situation se recompose, que les « indicateurs » commencent à s’inverser et que la confiance, d’elle-même, soit appelée à reparaître.