Le tort du langage commun, nous disent donc également les physiciens, est d’attribuer au temps lui-même les caractères des phénomènes temporels qu’on y loge ; c’est à dire de confondre le « temps » avec ce qui s’y déroule. Car la physique ne reconnaît que ce cours du temps déshabillé de toute ce qui nous arrive, indépendant de tout ce qui s’y passe, et dont la structure garantit le même statut à tous les instants ; tandis que c’est seulement selon la flèche temporelle des phénomènes, constituant le devenir et dont ne s’occupe pas la physique, que s’entendent les « événements ».