De data (données) + IA (intelligence artificielle) + cide (qui tue)
Le datIAcide, résulte de :
- la consommation d’électricité des IA ;
- l’eau utilisée pour le refroidissement des serveurs et la production d’électricité ;
- l’épuisement de matières premières critiques ;
- la multiplication des déchets électroniques issus d’une obsolescence accélérée.
L’entraînement et le fonctionnement des modèles d’IA nécessitent une quantité colossale d’énergie :
- Le coût énergétique pour entraîner un modèle de langue avancé est d’environ 280 tonnes de CO2, soit 125 allers-retours en avion entre New York et Pékin.
- Les data centers qui hébergent les systèmes d’IA sont parmi les plus grands consommateurs d’électricité au monde. En 2024, ils ont consommé environ 460 TWh, soit près de 2 % de la consommation électrique mondiale.
- Une demande à ChatGPT ou autre IA générative consomme autant qu’une ampoule LED pendant une heure. La création d’une image équivaut à une recharge complète de smartphone.
- En 2027, l’IA pourrait consommer entre 85 et 134 térawatts-heures (TWh) par an, soit la même quantité d’énergie qu’un pays comme l’Argentine, les Pays-Bas ou la Suède.
L’IA consomme aussi de l’eau pour refroidir les serveurs.
- Un chercheur de l’université de Riverside, en Californie, estime que l’entraînement d’un modèle comme GPT-4 nécessite 700 000 litres d’eau. Lui poser 25 questions coûte un demi-litre d’eau douce.
La fabrication des puces nécessaires à l’IA demande des quantités massives de métaux rares (lithium, cobalt, terres rares), dont l’extraction pollue et épuise les écosystèmes locaux. L’extraction des métaux rares provoque la déforestation, la destruction des habitats naturels et la perte de biodiversité dans les zones d’extraction.
Ces ressources sont souvent extraites dans des conditions sociales et écologiques catastrophiques, accentuant la dégradation de l’environnement et des droits humains.
L’obsolescence rapide des équipements génère des quantités importantes de déchets électroniques difficiles à recycler.
Le datIAcide se traduit par…
- Une augmentation du CO2 ;
- De l’eau (rivières, nappes phréatiques…) soustraite à des territoires parfois en stress hydrique ;
- Des matériaux rares (lithium, cobalt, terres rares) extraits avec un coût écologique et humain élevé, pour une durée de vie matérielle courte ;
- Une multiplication des déchets électroniques difficiles à recycler.
Le datIacide, c’est des promesses trompeuses
- L’IA promet de résoudre le changement climatique… Elle l’accélère.
- Elle prétend optimiser nos ressources… Elle les dilapide.
- Elle vend de l’efficacité énergétique… Elle bat tous les records de gaspillage.
Pour en savoir plus :
Un mot tiré de IA qu’à — Dico du futur de l’intelligence (et la bêtise) artificielle
Le Monde | L’IA, un coût environnemental colossal.
Radio France | Le coût environnemental de l’IA est colossal et sous-évalué.
M Ta Terre | L’IA, quel coût pour la planète ?