705 citations pour s’inspirer, anticiper et agir !
Quand tout le monde vous ment en permanence, le résultat n’est pas que vous croyez ces mensonges mais que plus personne ne croit plus rien. Un peuple qui ne peut plus rien croire ne peut se faire une opinion. Il est privé non seulement de sa capacité d’agir mais aussi de sa capacité de penser et de juger. Et avec un tel peuple, vous pouvez faire ce que vous voulez.
L’IA ne nous dépossède pas ; elle met en évidence notre propre tendance à la répétition. Le vrai défi n’est pas de se protéger de la machine, mais d’oser ce qu’elle ne peut pas anticiper.
L’IA ne nous prend rien d’essentiel. Elle nous oblige, au contraire, à nous demander ce que nous voulons vraiment faire vibrer dans nos créations. Elle ne menace pas l’humain, elle le met face à sa responsabilité : assumer ce qui mérite d’être exprimé.
L’humain n’a pas besoin d’être corrigé : il a besoin d’air.
L’intelligence humaine est toujours corporelle.
Pourquoi une machine devrait-elle penser comme un humain ? Après tout, les avions ne battent pas des ailes.
Être intelligent, pourtant, ce n’est pas seulement résoudre des équatoins ou mémoriser des données : c’est aussi ressentir ce qui échappe à l’équation
Habiter poétiquement , c’est redevenir sensible à ce qui nous traverse. Être poête, dans ce sens, ne signifie pas nécessairement écrire des vers mais subvertir le banal, pervertir l’attendu, accueillir les marges et les failles comme autant de lieux de sens.
Car l’avenir n’appartiendra pas seulement aux ingénieurs ou aux philosophes, mais aux ingénieurs capables de philosopher, aux artistes qui comprennent les sciences, aux scientifiques qui savent aussi créer des récits. À des esprits capables de relier et de se déplacer.
La télévision n’aura de succès que pendant six mois. Le public se lassera vite de regarder passivement un meuble en bois tous les soirs.
Notre époque valorise le « bon », le « juste », le « positif » prêt à consommer. Mais pour rester curieux du monde, il faut parfois accepter d’aller là où ça dérange et faire preuve d’authenticité.
La grande opportunité, c’est de penser mieux grâce à l’IA ; le grand risque, c’est de cesser de penser.
Qu’on s’en réjouisse ou qu’on s’en plaigne, qu’on le blâme ou qu’on le loue, le passé est acquis et il ne dépend pas de nous de le refaire.
Les révolutions nous paraissent tantôt souhaitables, tantôt odieuses, selon que leurs principes sont ou non les nôtres.
Elles on cependant toutes une vertu, inhérente à leur élan : elles poussent en avant les vrais jeunes.
Mais rien, précisément, ne trahit plus crûment la mollesse d’un gouvernement que sa capitulation devant les techniciens.
Nous savons, nous, qu’il n’y a pas d’état définitif… qu’il y a une évolution perpétuelle. L’avenir est le fleuve inépuisable des possibilités infinies d’une création toujours nouvelle.
Pour faire du neuf, il faut d’abord s’instruire. Si nos officiers n’ont pas su pénétrer les méthodes de guerre qu’imposait le monde d’aujourd’hui ce fut, dans une large mesure, parce qu’autour d’eux, notre bourgeoisie, dont ils étaient issus, fermait trop paresseusement les yeux.
Nous serons perdus, si nous nous replions sur nous-mêmes ; sauvés, seulement, à condition de travailler durement de nos cerveaux, pour mieux savoir et imaginer plus vite.
Restés « civils », ils avaient oublié et on ne leur avait pas assez répété qu’il n’est plus, en temps de guerre, de métier. La nation armée ne connaît que des postes de combat.
Contre l’ankylose du caractère, il n’est pas de protecton plus sûre qu’un cerveau encore souple, dans un corps encore irrigué par un sang généreux.
Et je me rendis compte, mieux qu’auparavant, qu’il n’y avait pas, au vrai, une Armée française, mais, dans l’Armée, plusieurs chasses gardées.
Il n’est pas, sur le plan de l’action, de liens efficaces sans un peu de camaraderie, point de camaraderie sans un peu de vie commune. Cela est vrai, sans doute, de tous les hommes.
L’armée s’est toujours difficilement résignée à l’idée que l’importance ni le mérite d’une tâche ne se mesurent à ce qu’elle peut avoir, extérieurement de brillant.
Quand il fallut aller vite, nos chefs, trop souvent, confondirent la fièvre avec la promptitude.