
Q321 · Et si la prospective servait aussi à imaginer sa propre vie ?
Lorsque l’on devient parent, c’est le moment où la préoccupation du futur de son enfant prend souvent le dessus sur ses propres préoccupations. On aimerait bien leur fournir tous les outils nécessaires pour quelque-part leur garantir un futur radieux. On peut se douter également que beaucoup de choses changeront et que leur réalité s’éloignera petit
Une futurologie sans généalogie n’est qu’une vaguelette au bassin des enfants.
La plus belle des générosité est celle du temps car il ne s’achète ni ne se reprend. Pour un instant, nous sommes l’un à l’autre prêtés.
On n’enseigne pas ce que l’on sait ou ce que l’on croit savoir : on n’enseigne et on ne peut enseigner que ce que l’on est.
L’action est locale, momentanée (même si ce moment peut durer), elle intervient ici et maintenant, hic et nunc, et renvoie bien à un sujet comme à son auteur (qui peut être pluriel). Elle se démarque par conséquent du cours des choses, est saillante, donc on la remarque : on voit le sujet agir, on peut en faire un récit – l’épopée. À l’inverse, nous fait remarquer la pensée chinoise, la transformation est globale, progressive et dans la durée, elle résulte d’une corrélation de facteurs et comme c’est « tout », en elle, qui se transforme, elle ne se démarque jamais suffisamment pour être perceptible. On ne voit pas le blé mûrir, mais on en constate le résultat : quand il est mûr et qu’il faut le couper.
Toute technophobie est une farce. Une impossibilité anthropologique. L’être humain est ontologiquement une créature au développement lent, à l’accès laborieux à l’âge adulte, à la néoténie princeps et à la vulnérabilité indiscutable, qui doit donc sa survie dans l’Évolution à la technique. Sans elle, pas d’humanité qui subsiste. Affirmer qu’on est contre la technique n’a par conséquent aucune sens., sauf à ajouter : tout contre.





