
Q311 · Le paradoxe de la mise à jour – technologique – entre désir, accès et surcoût économique
Il existe une impulsion, presque viscérale, surtout chez les jeunes, qui nous pousse à vouloir être « à la hauteur de notre époque ». C’est un désir puissant, mais nous savons aujourd’hui qu’il est aussi extrêmement coûteux. Cette impulsion ne se limite plus à posséder le dernier gadget à la mode ; elle s’est désormais
Ne me vendez pas des habits. Vendez-moi une apparence élégante.
Ne me vendez pas des chaussures. Vendez-moi le plaisir de marcher.
Ne me vendez pas des livres. Vendez-moi des heures agréables.
Ne me vendez pas des jouets. Vendez-moi des choses qui rendent les enfants heureux.
Ne me vendez pas des choses. Vendez-moi des idées, des sensations, du respect, du bonheur.
S’il vous plaît ne me vendez pas des choses.
Et quand tombent tes murs intérieurs et tes faux plafonds, tu mesures que tu es plus vaste que tu ne le croyais. Enfin disponible au frisson qui va te trembler. Ton volume vital se met à respirer et à vibrer comme le booster d’une enceinte. De toi sort doucement un nouvelle musique, qui peut s’écouter, se chanter ou se danser.
Nous mourrons, mais nos actes ne meurent pas. Ils se perpétuent dans leurs conséquences infinies.
Passants d’un jour, nos pas laissent dans le sable de la route des traces éternelles.
Rien n’arrive qui n’ait été déterminé par ce qui l’a précédé et l’avenir est fait des prolongements inconnus du passé.


