Q318 · L’archéologie du futur : un concept innovant au service de l’armée suisse.

Comment les artefacts du futur, les tendances technologiques et les hypothèses stratégiques peuvent influencer durablement la stratégie militaire.
20 février 2026
12 mins de lecture
Collage des différents artefacts présents dans le document Suisse+

L’armée suisse doit relever le défi d’agir de manière flexible et tournée vers l’avenir dans un environnement en mutations toujours plus rapides. L’ouverture à de nouvelles questions et la volonté d’ajuster les concepts existants avec souplesse constituent le fondement d’une stratégie de défense résiliente qui ne peut faire l’impasse sur la nécessité de se tourner vers l’avenir.

Le projet Suisse+ du programme de prospective technologique · Deftech · d’armasuisse Sciences et technologies montre comment la prospective moderne et les nouvelles technologies peuvent être utilisées de manière méthodique afin de garantir une capacité d’action à long terme dans le but d’une résilience stratégique.

Les concepts développés dans le cadre du projet ne sont pas des prévisions ou des prédictions. Ils doivent être considérés comme des pistes de réflexions orientées vers des futurs possible.

L’objectif est de susciter des discussions sur les thèmes abordés, d’élargir l’éventail des développements possibles et de créer ainsi de nouvelles impulsions pour une armée devant apprendre et s’adapter en permanence.

Sortir des sentiers battus

Pour ce projet, une approche d’archéologie du futur a été choisie. L’archéologie du futur crée un pont entre imagination, créativité et mise en œuvre concrète dans le présent.

Elle permet de regarder la réalité actuelle à travers le prisme de différents futurs possibles. Ainsi, des angles morts potentiels et des vulnérabilités cachées du système deviennent visibles, ce qui est essentiel dans un contexte stratégique. En même temps, cette approche offre l’occasion de remettre en question de manière critique les perspectives établies et les priorités existantes.

Grâce à son processus spécifique, l’archéologie du futur permet d’introduire dans le débat des concepts ambitieux et fortement spéculatifs sans les écarter trop rapidement comme irréalistes.

Plutôt que de considérer et tenter de réagir à des tendances à court terme, elle crée une base stratégique entièrement nouvelle.

L’archéologie du futur en tant que processus

L’archéologie du futur combine les approches classiques de prospective avec des méthodes spéculatives de recherche sur les futurs selon une logique d’action qui lui est propre.

Grâce à la sélection ciblée et à l’organisation méthodique d’instruments éprouvés de la prospective, les visions spéculatives (ou design fiction), les analyses de tendances et les techniques de scénarios sont combinées d’une manière nouvelle.

En tant que cadre prospectif, l’archéologie du futur se distingue de la prospective conventionnelle et du simple design spéculatif..

La logique : fabrication vs fouille

L’étude du futur à l’aide de méthodes prospectives conventionnelles, qui s’appuient sur la construction de mondes et la recherche de tendances comme outils exploratoires pour identifier des opportunités ou des solutions à des problèmes, s’apparente à une tentative d’étudier le passé en fabriquant d’abord un monde antique complet, uniquement pour y contextualiser un seul objet ou une seule question.

L’archéologie du futur inverse cette logique. Au lieu de fabriquer un monde pour y trouver ou y résoudre un problème, elle commence par « fouiller » des artefacts provenant d’avenirs inconnus qui restent à explorer.

Dans ce modèle, l’artefact est le point de départ de l’enquête, et non le résultat. Ces objets font office de portails vers des mondes qui n’existent pas (encore). Cela permet de reconstruire les règles et la logique des mondes futurs sur la base des preuves fournies par l’artefact lui-même et de remplacer les conjectures abstraites par des découvertes fondées.

Cette différence est cruciale.

Dans la logique d’action de l’archéologie du futur, contrairement à d’autres approches prospectives, les scénarios ne sont pas principalement utilisés comme un outil d’exploration du futur, mais comme différents cadres de vérification des idées, développés à la fin du processus.

Les artefacts hypothétiques du futur, tels qu’on les connaît dans les processus de design fiction, ne sont pas ici un produit final, mais constituent le cœur du processus. Ils sont imaginés, « déterrés » symboliquement et mis en scène comme des expériences tangibles afin de susciter de nouvelles perspectives et réflexions.

La « mise au jour » créative d’artefacts du futur ouvre des espaces à l’imagination, au-delà des limites technologiques et sociales actuelles. Ce qui semble impossible aujourd’hui peut être tout à fait naturel demain. Ces artefacts représentent des modèles délibérément provocateurs et différents d’avenirs possibles. Ils servent de miroir aux faiblesses cachées du système et ouvrent de nouveaux espaces de réflexion en remettant en question de manière critique les hypothèses et les priorités établies.
Les artefacts du futur permettent de simuler mentalement des situations complexes et changeantes et d’en déduire de nouvelles approches pour prendre des décisions pratiques.

Cela permet d’éviter que la vision du futur ne soit restreinte par les limites technologiques ou sociales actuelles.

Même si la manière dont un artefact peut être concrètement réalisé reste encore à déterminer aujourd’hui, cela ne doit pas nuire à l’imagination. Ce qui semble impossible aujourd’hui pourrait être tout à fait naturel demain.

Au cœur de l’archéologie du futur se trouve l’interaction constructive entre le sens des possibilités et le sens de la réalité (voir graphique).

Représentation du processus de l'archéologie du futur.

Phases d’une exploration archéologique du futur

Les différentes phases d’une exploration, au nombre de 4, peuvent être décrite comme suit :

  1. Exploration :
    identification et mise au jour d’artefacts pertinents grâce à des approches créatives.

  2. Décryptage :
    analyse structurée des contextes futurs dont proviennent les artefacts, y compris leur retour systématique dans le présent au moyen du « reverse engineering of time » afin de déterminer les conditions technologiques, sociales et logiques.

  3. Vérification :
    évaluation de la robustesse des idées spéculatives dans la réalité actuelle à l’aide de tendances et de scénarios actuels.

  4. Intégration :
    les connaissances acquises sont traduites en mesures, concepts et stratégies concrètes.

Au début, il y a le sens des possibilités, qui ouvre la voie à la créativité, à l’imagination et à l’exploration de différents futurs. Ce n’est qu’une fois ces horizons intellectuels explorés que le sens de la réalité entre en jeu. Il jette un pont vers le présent et examine dans quelle mesure les visions d’avenir développées précédemment sont réellement viables et réalisables.

Ce pont est créé par un développement temporel à rebours. C’est ce qu’on appelle le « Reverse Engineering of Time » (REoT). Cette méthode comble le fossé entre la vision et la réalité en travaillant à rebours, à partir d’un artefact imaginé dans le futur, vers le présent. Étape par étape, on voit apparaître les conditions, les décisions et les développements qui seraient nécessaires pour que l’image du futur souhaitée puisse réellement se concrétiser.

Le retour d’un artefact futuriste vers le présent n’est pas un chemin unique et prédéfini, mais un choix conscient parmi de nombreuses possibilités. Le processus REoT se déroule en trois phases successives :

  1. Décomposition fonctionnelle (Functional Decomposition) :
    analyse la fonction prévue de l’artefact et s’assure qu’elle est pleinement comprise. Des ajustements nécessaires sont effectués afin d’affiner l’idée centrale.

  2. Déconstruction logique (Logical Deconstruction) :
    décompose l’artefact en ses composants logiques. Cette étape identifie les hypothèses sociales et technologiques sous-jacentes nécessaires à son existence. Cela permet de s’assurer que l’artefact est plausible, qu’il représente pleinement l’idée centrale et qu’il est logiquement cohérent. Les espaces réservés (tels que les développements sociaux ou technologiques imaginaires) sont expressément souhaités ici afin de représenter des éléments qui ne sont pas encore compris ou réalisables à l’heure actuelle.

  3. Décompression temporelle (Temporal Decompression) :
    crée une ligne temporelle rétrospective, partant de l’artefact futur jusqu’au présent. Cela révèle les facteurs clés et les dépendances temporelles nécessaires à la réalisation du concept. La perspective rétrospective est ici déterminante. Elle permet de réfléchir aux conditions préalables nécessaires sans être limité par les frontières technologiques ou les normes sociales actuelles. Au fur et à mesure que la ligne temporelle se déroule, chaque composante logique identifiée est intégrée. Plus on se rapproche du présent, plus l’accent est mis sur les tendances, les technologies et les développements sociaux émergents liés à l’artefact.

Une constatation fréquente issue de ce processus est que des idées initialement perçues comme de la science-fiction peuvent en réalité devenir accessibles.

De plus, ce parcours peut révéler des partenariats et des écosystèmes inattendus, ouvrant la voie à de nouvelles formes de collaboration.

Le développement continu, clé du succès

Les enseignements du projet Schweiz+ montrent que la prospective stratégique ne peut pas être un événement ponctuel, mais doit être un processus continu.

Face à l’incertitude croissante, aux disruptions technologiques et aux tensions géopolitiques, la capacité à anticiper le plus tôt possible les changements et à les intégrer rapidement dans les processus existants sera une capacité stratégique de plus en plus déterminante.

Une réflexion critique sur soi-même, une ouverture à l’inconnu et la volonté d’apprendre de chaque futur possible sont les qualités essentielles d’une armée souveraine et tournée vers l’avenir.

Zukunftarchäologie : Innovative Zukunftsgestaltung für die Schweizer Armee

Wie Zukunftsartefakte, Technologietrends und strategische Hypothesen die Militärstrategie nachhaltig prägen können

Die Schweizer Armee steht vor der Herausforderung, in einem sich immer schneller wandelnden Umfeld flexibel und zukunftsorientiert zu agieren. Die Offenheit für neue Fragen und die Bereitschaft, bestehende Konzepte flexibel zu justieren, bilden das Fundament einer resilienten Verteidigungsstrategie, welche nicht drum herumkommt nach vorne schauen zu müssen.

Das Projekt Schweiz+ des deftech-ForesightProgramms zeigt, wie moderne Zukunftsforschung und neue Technologien systematisch genutzt werden können, um langfristige Handlungsfähigkeit und strategische Resilienz zu sichern.

Die im Rahmen des Projekts entwickelten Konzepte sind keine Prognosen oder Vorhersagen. Sie verstehen sich als Denkanstösse, die zeigen, was möglich sein könnte. Ziel ist es, Diskussionen über die behandelten Themen anzuregen, das Spektrum möglicher Zukunftsentwicklungen zu erweitern und somit neue Impulse für eine lern- und anpassungsfähige Armee zu schaffen.

Denken über den Tellerrand hinaus

Für das Projekt wurde ein zukunftsarchäologischer Ansatz gewählt. Die Zukunftsarchäologie schlägt eine Brücke zwischen Vorstellungskraft, Kreativität und konkreter Umsetzung in der Gegenwart.

Sie ermöglicht es, die heutige Realität durch die Linse verschiedener möglicher Zukünfte neu zu betrachten. So werden potenzielle blinde Flecken und verborgene Schwachstellen im System sichtbar, die im strategischen Kontext von Bedeutung sind. Zugleich eröffnet der Ansatz die Chance, etablierte Sichtweisen und bestehende Prioritäten kritisch zu hinterfragen.

Durch ihren spezifischen Prozess ermöglicht die Zukunftsarchäologie, selbst ambitionierte und stark spekulative Konzepte in eine fundierte Diskussion einzubringen, ohne sie vorschnell als unrealistisch abzutun. 

Anstatt auf kurzfristige Trends zu reagieren wird so eine völlig neue strategische Ausgangslage geschaffen.

Zukunftsarchäologie als Prozess

Die Zukunftsarchäologie verbindet klassische Foresight-Ansätze mit spekulativen Methoden der Zukunftsforschung über eine eigene Wirkungslogik. Durch die gezielte Auswahl und methodische Anordnung bewährter Instrumente der Zukunftsforschung werden spekulative Visionen, Trendanalysen und Szenariotechnik auf neue Weise miteinander verknüpft.

Zukunftsarchäologie unterscheidet sich als Foresight-Framework grundlegend von konventioneller Vorausschau und reinem Speculative-Design.

Die Logik: Fabrikation vs. Ausgrabung

Die Untersuchung der Zukunft durch konventionelle Foresight-Methoden, die auf World-Building und Trendforschung als explorative Werkzeuge setzen, um Chancen oder Problemlösungen zu identifizieren, gleicht dem Versuch, die Vergangenheit zu studieren, indem man zuerst eine komplette antike Welt fabriziert, nur um darin ein einzelnes Objekt oder eine Fragestellung zu kontextualisieren.

Die Zukunftsarchäologie kehrt diese Logik um. Anstatt eine Welt zu fabrizieren, um darin ein Problem zu finden oder zu lösen, beginnt sie mit der «Ausgrabung» von Artefakten aus unbekannten noch zu erforschenden Zukünften.

In diesem Modell ist das Artefakt der Ausgangspunkt der Untersuchung, nicht das Ergebnis. Diese Objekte fungieren als Portale in Welten, die (noch) nicht existieren. Dies ermöglicht es, die Regeln und die Logik künftiger Welten auf Basis der Evidenz des Artefakts selbst zu rekonstruieren und abstraktes Raten durch fundierte Entdeckung zu ersetzen.

Dieser Unterschied ist entscheidend.

In der Wirkungslogik der Zukunftsarchäologie werden Szenarien im Unterschied zu anderen Foresight-Ansätzen nicht primär als Werkzeug zur Erkundung der Zukunft genutzt, sondern am Ende des Prozesses als Prüfrahmen für die entwickelten Ideen eingesetzt.

Hypothetische Zukunftsartefakte, wie man sie aus spekulativen Designprozessen kennt, sind hier zudem kein Endprodukt, sondern bilden den Kern des Prozesses. Sie werden imaginiert, symbolisch «ausgegraben» und als greifbare Erfahrungen inszeniert, um neue Perspektiven und Reflexionen anzuregen.

Das kreative «Ausgraben» von Zukunftsartefakten eröffnet Räume für Vorstellungskraft, jenseits aktueller technologischer und gesellschaftlicher Grenzen. Was heute unmöglich scheint, kann morgen selbstverständlich sein. Sie repräsentieren bewusst provokante und andersartige Modelle möglicher Zukünfte. Sie dienen als Spiegel für verborgene Schwächen im System und eröffnen neue Denkräume, indem sie etablierte Annahmen und Prioritäten kritisch hinterfragen. Zukunftsartefakte ermöglichen es, komplexe und sich verändernde Situationen gedanklich zu simulieren und daraus neue Ansätze für praktische Entscheidungen abzuleiten.

Dadurch soll verhindert werden, dass sich der Blick auf die Zukunft durch aktuelle technologische oder gesellschaftliche Grenzen verengen lässt. 

Auch wenn heute noch offen ist, wie ein Artefakt konkret realisiert werden kann, darf die Fantasie nicht darunter leiden. Was heute unmöglich erscheint, könnte morgen ganz selbstverständlich sein.

Im Zentrum der Zukunftsarchäologie steht das konstruktive Zusammenspiel von Möglichkeitssinn und Wirklichkeitssinn (siehe Grafik). 

Darstellung des Prozesses der Archäologie der Zukunft.

Phasen einer zukunftsarchäologischen Exploration

Die vier verschiedenen Phasen einer Erkundung lassen sich wie folgt beschreiben:

  1. Exploration:
    Die Identifikation und Ausgrabung relevanter Artefakte durch kreative Erkundungsansätze.

  2. Entschlüsselung:
    die strukturierte Analyse der zukünftigen Kontexte, aus denen die Artefakte stammen, einschliesslich ihrer systematischen Rückführung in die Gegenwart mittels «Reverse Engineering of Time» zur Bestimmung technologischer, gesellschaftlicher und logischer Voraussetzungen.

  3. Prüfung:
    die Evaluation der spekulativen Ideen in der heutigen Realität anhand aktueller Trends und Szenarien auf ihre Robustheit geprüft und evaluiert.

  4. Integration:
    die gewonnenen Erkenntnisse werden in konkrete Massnahmen, Konzepte und Strategien überführt.

 

Am Anfang steht der Möglichkeitssinn, welcher den Raum für Kreativität, Vorstellungskraft und das Erkunden verschiedener Zukünfte eröffnet. Erst wenn diese gedanklichen Horizonte ausgelotet sind, tritt der Wirklichkeitssinn hinzu. Er schlägt die Brücke zur Gegenwart und prüft, wie tragfähig und umsetzbar die zuvor entwickelten Zukunftsbilder wirklich sind.

Diese Brücke entsteht durch eine zeitliche Rückwärtsentwicklung. Das sogenannte «Reverse Engineering of Time» (REoT). Dieses methodische Werkzeug schliesst die Lücke zwischen Vision und Wirklichkeit, indem es von einem zukünftig gedachten Artefakt rückwärts in die Gegenwart arbeitet. Schritt für Schritt wird sichtbar, welche Bedingungen, Entscheidungen und Entwicklungen notwendig wären, damit das angestrebte Zukunftsbild tatsächlich entstehen kann.

Die Rückführung eines Zukunftsartefakts in die Gegenwart ist kein einzelner, vorgegebener Pfad, sondern eine bewusste Wahl aus vielen Möglichkeiten. Der REoT-Prozess entfaltet sich in drei aufeinander aufbauenden Phasen:

  1. Funktionale Dekomposition (Functional Decomposition):
    Analysiert die beabsichtigte Funktion des Artefakts und stellt sicher, dass diese vollumfänglich verstanden wird. Hierbei werden notwendige Verfeinerungen vorgenommen, um die Kernidee zu schärfen.

  2. Logische Dekonstruktion (Logical Deconstruction):
    Zerlegt das Artefakt in seine logischen Komponenten. Dieser Schritt identifiziert die zugrunde liegenden gesellschaftlichen und technologischen Annahmen, die für seine Existenz erforderlich sind. So wird sichergestellt, dass das Artefakt plausibel ist, die Kernidee vollständig repräsentiert und logisch schlüssig ist. Platzhalter (wie imaginäre gesellschaftliche Entwicklungen oder Technologien) sind hierbei ausdrücklich erwünscht, um Elemente darzustellen, die aktuell noch nicht verstanden oder machbar sind.

  3. Temporale Dekompression (Temporal Decompression):
    Erstellt einen rückwärtsgewandten Zeitstrahl, ausgehend vom zukünftigen Artefakt bis hin zur Gegenwart. Dies legt die Schlüsselfaktoren und zeitlichen Abhängigkeiten offen, die zur Realisierung des Konzepts nötig sind. Die Rückwärtsperspektive ist hierbei entscheidend. Sie erlaubt es, über notwendige Voraussetzungen nachzudenken, ohne durch heutige technologische Grenzen oder gesellschaftliche Normen eingeschränkt zu sein. Während sich der Zeitstrahl entfaltet, wird jede identifizierte logische Komponente integriert. Je näher man der Gegenwart kommt, desto stärker rücken aufkommende Trends, Technologien und soziale Entwicklungen in den Fokus, die mit dem Artefakt verknüpft sind.

Eine häufige Erkenntnis aus diesem Prozess ist, dass Ideen, die anfangs wie reine Science-Fiction wirkten, tatsächlich erreichbar sind. Zudem können die Einsichten dieser Reise unerwartete Partnerschaften und Ökosysteme aufzeigen und so unvorhergesehene Kollaborationsmöglichkeiten erschliessen.

Kontinuierliche Weiterentwicklung als Schlüssel zum Erfolg

Die Erkenntnisse aus dem Projekt Schweiz+ zeigen, dass strategische Vorausschau nicht ein einmaliges Ereignis ist, sondern ein kontinuierlicher Prozess sein sollte.

Gerade angesichts wachsender Unsicherheit, technologischer Disruption und geopolitischer Spannungen ist die Fähigkeit, frühzeitig relevante Veränderungen zu erkennen und strategisch einzuordnen, entscheidend.

Kritische Selbstreflexion, Offenheit für das Unbekannte und die Bereitschaft, aus jeder Zukunft zu lernen, sind die zentralen Qualitäten einer souveränen und zukunftsfähigen Armee.

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