
Q306 · Faut-il décarboniser la pensée ?
L’actuelle guerre cognitive, dite à bas bruit par les hautes instances de défense militaires internationales, a pour «effet final (…) de modifier ou d’altérer le schéma de raisonnement et de réflexion d’un ou plusieurs individus …/…afin d’imposer sa volonté à un ennemi identifié …/… (pour) faire faillir l’adversaire, l’amener à douter de ses propres chances
Je crois que les gens ne prêtent pas assez attention à ces moments où rien ne se passe.
D’une manière assez paradoxale, il n’y a que dans la croissance, le changement et la réforme que se trouve la véritable sécurité.
La plus belle des générosité est celle du temps car il ne s’achète ni ne se reprend. Pour un instant, nous sommes l’un à l’autre prêtés.
En bref, la technologie est en train de militariser les démocraties, à notre insu, sans que l’on soit capable de mesurer l’amplitude de la déflagration. Chaque citoyen devient la cible d’une menace multiforme, soldat passif, malgré lui, sans comprendre réellement en quoi il devient un maillon faible, le point de contact de l’ennemi, sa courroie de transmission intra-étatique. […]
Si les cerveaux sont les ultimes champs de bataille, si la démocratie, bastion des libertés, est désormais militarisées, si le vrai et le faux ne sont plus identifiables, indifféremment solubles dans la post-truth politics, si nous partons du principe, comme Hannah Arendt, que la démocratie ne peut fonctionner que si elle est construite sur une perception commune de la réalité, de faits vérifiables et discutables (au sens du débat démocratique), alors comment fait-on pour éviter la fragmentation du corps social en bulles alternatives, comme éviter l’écourlement civilisationnel des démocraties […] ?
Février 1941 dans la palmeraie de Koufra, le général Leclerc tente un coup de bluff. Il fait croire à l’ennemi qu’il a plusieurs batteries de canons en bougeant régulièrement l’unique qu’il possède. Les Italiens capitulent. Cette histoire s’est propagée et elle a conduit à la libération.







