
Q320 · Les cases aveugles : la prospective des crises face à l’inconnu
Toute prospective porte en elle une part d’aveuglement. Non parce qu’elle manquerait d’informations, mais parce qu’elle repose sur des cadres d’interprétation qui sélectionnent et hiérarchisent le réel. Anticiper les crises du futur consiste toujours à travailler à partir d’un récit implicite : un ensemble de causalités jugées plausibles, de vulnérabilités considérées comme pertinentes.

Noctivue
La noctivue désigne une paire de lunettes qui permet de voir dans l’obscurité.

Néanticien
Evoluant sur les réseaux sociaux, le néanticien est spécialiste de la transformation : il transforme le rien en tout et votre compte en banque en

Blablabanc
Le blababanc est un banc destiné à discuter, à échanger, à écouter. Les personnes qui s’assoient sont ouvertes à la discussion. Elles consentent à vivre

La vieille hackeuse et la mer
Face à l’absurdité d’un monde où les aliments et objets voyagent des dizaines de milliers de kilomètres avant d’arriver chez nous, la hackeuse Sappho frappe

Coup de boule
Bouleversé par la disparition des abeilles, Boule décide de mettre fin à ses jours. Son père part en quête d’espoir dans un monde sans pollinisateurs.

Un virus décime le machisme
Le virus MistY décime la population masculine. Un homme raconte comment ce virus a créé une brèche dans son machisme et lui a permis d’avoir
Le plaisir se révèle parfois plus déterminant que la peur.
L’un voulait avoir la Théorie des frottements en vingt volumes, l’autre la Compilation des problèmes électriques, celui-ci le Traité pratique du graissage des roues motrices, celui-là la Monographie du nouveau cancer cérébral.
Les Harmonies Électriques de Martillac, ouvrage couronné par l’Académie des Sciences, les Méditations sur l’oxygène de M. de Pulfasse, le Parallélogramme poétique, les Odes décarbonatées…
Il faut être toujours ivre. Tout est là : c’est l’unique question. Pour ne pas sentir l’horrible fardeau du Temps qui brise vos épaules et vous penche vers la terre, il faut vous enivrer sans trêve.
Mais de quoi ? De vin, de poésie ou de vertu, à votre guise. Mais enivrez-vous.
Et si quelquefois, sur les marches d’un palais, sur l’herbe verte d’un fossé, dans la solitude morne de votre chambre, vous vous réveillez, l’ivresse déjà diminuée ou disparue, demandez au vent, à la vague, à l’étoile, à l’oiseau, à l’horloge, à tout ce qui fuit, à tout ce qui gémit, à tout ce qui roule, à tout ce qui chante, à tout ce qui parle, demandez quelle heure il est ; et le vent, la vague, l’étoile, l’oiseau, l’horloge, vous répondront : « Il est l’heure de s’enivrer ! Pour n’être pas les esclaves martyrisés du Temps, enivrez-vous sans cesse ! De vin, de poésie ou de vertu, à votre guise. »







