737 citations pour s’inspirer, anticiper et agir !
Gagner, c’est toujours préserver le lien moral qui fonde l’identité de sa propre organisation, et obtenir au contraire la dissolution du lien moral qui fonde l’identité de l’organisation adverse.
L’art de la stratégie consiste largement à identifier le « point décisif » permettant d’atteindre le résultat. Une telle formule se situe d’emblée au niveau de la « stratégie totale », dont l’emploi éventuel de la force militaire n’est qu’une composante plus ou moins importante, mais toujours nécessaire. L’objectif du stratège est d’imposer sa volonté, et non pas de gagner des batailles.
En stratégie comme dans toutes les choses humaines, c’est l’idée qui doit dominer et diriger.
Le destin de l’homme dépend de la philosophie qu’il se choisira et de la stratégie par laquelle il cherchera à la faire prévaloir.
Le stratège est analogue à un chirurgien qui devrait opérer un malade en état de croissance constante et extrêmement rapide, sans être sûr de sa topographie anatomique, sur une table d’opération en perpétuel mouvement et avec des instruments qu’il aurait dû commander au moins cinqu ans à l’avance…
Les belligérants ne s’affrontent pas seulement sur la terre ferme, mais dans les airs, dans l’espace, dans le cyberespace et par médias interposés. On tente d’anéantir les réseaux de communication de l’ennemi, de contrôler les images, de réécrire l’histoire, de manipuler les opinions… Bref, on délaisse le plancher des vaches pour les hautes sphères de la guerre électronique, médiatique, virtuelle. Pour cela il faut des serveurs, des drones, des avions radar, des constellations de satellites, des lanceurs spatiaux… et des métaux rares. Autrement dit, plus nous prenons de la hauteur par rapport au champ de bataille, plus nous devons creuser profondément.
Nous n’avons pas de problème de matière rare ; nous n’avons que des problèmes de matière grise.
Les métaux rares sont des lunettes qui aident à contempler l’univers.
Ce que l’on précise, c’est ce qui ne va pas de soi ; ce que l’on énonce, c’est ce que l’on met en discussion.
Le danger n’est pas dans les progrès d’une superintelligence artificielle, il est dans l’industrialisation des esprits et l’automatisation de l’altérité.
L’écologie n’est pas seulement environnementale : elle est aussi mentale et sociale.
La politique, c’est écrire une histoire partagée par ceux qui la font et ceux à qui elle est destinée. On ne transforme pas un pays sans être capable d’écrire et de raconter une histoire.
Quand on supprime les mots, on anéantit les choses. Le mot fait être la chose. Ce qui ne doit pas exister, il faut le taire.
Quand on a la force, on n’a pas besoin d’intelligence.
L’anticipation et la prospective, c’est entre la négociation avec le réel et la manipulation du présent.
À beaucoup de faux sachez habilement mêler un peu de vrai : tel est tout le secret du succès, tel est le moyen infaillible d’empêcher la vérité de jamais se faire jour, et de parer victorieusement sinon loyalement, tous les démentis prévus.
Celui qui ne connaît pas l’histoire est condamné à la revivre.
Les regrets, ça vient si vite, dit-elle. On voit ce qui manque au nouveau, alors qu’on s’agaçait du vieux.
Ce que nous voyons est beau, plus beau encore ce que nous comprenons, mais le plus beau de tout est ce qui nous échappe.