
Q309 · Faire place aux enfants du climat
La novlangue climatique adore les générations futures. Depuis 1987, le développement durable cherche ainsi, sans grand succès, à « répondre aux besoins du présent sans compromettre la capacité des générations futures à répondre à leurs propres besoins ». Les générations à venir ont ceci de commode, qu’elles ne peuvent pas répondre.
Nous savons tous que la somme des optimums locaux n’a jamais fait un optimum global ; bien au contraire, l’amélioration des indicateurs des uns engendre la détérioration des indicateurs des autres.
Manager par les objectifs fonctionne si vous les connaissez. Quatre-vingt-dix pour cent du temps, ce n’est pas le cas.
Et si la meilleure façon de se sentir vivre – hors monde enfin – n’éait pas l’efficacité, mais bien son contraire ?
La tâche principale incombant au prince, pour protéger son autorité, sera de se garder de tous ceux qui, par leurs paroles avenantes, voudront pénétrer dans son intimité. Ce qui d’un côté, est tenté comme insinuation est à démasquer, de l’autre, comme insidieux ; et la riposte à cette confiance secrètement ourdie autour du prince sera une défiance généralisée. Une défiance, d’ailleurs, qui n’est pas tant à l’égard des autres qu’à l’égard de soi vis-à-vis des autres. Car il sait que, « à cause du précédent accord entre l’autre et soi », il est porté à « faire confiance à ce que l’autre dit aujourd’hui », et que, en opinant dans son sens, celui-ci a cherché à entrer dans sa faveur pour ensuite l’abuser et l’arroger son pouvoir. À la complaisance, le prince répond par la suspicion – de façon à garder entier le potentiel de sa position.







