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Q171 | Expérience d’un hackathon prospectif : quel avenir pour quelle formation professionnelle ?

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Pourquoi et comment organiser un hackathon pour découvrir le futur ?

Pourquoi organiser ou participer à un hackathon pour l’avenir de l’éducation ? Pourquoi investir un week-end autour d’une table alors que vous pourriez passer la journée au bord d’un lac ou à la montagne ? Lorsque nous parlons de l’avenir de l’éducation, nous pouvons nous référer à ce qu’elle sera dans 100 ans, mais aussi à un lendemain plus proche. La vraie question est donc : voulez-vous être le protagoniste de votre avenir ?

C’est la raison pour laquelle nous avons organisé et participé à un hackathon sur l’avenir de la formation. Ce sont des journées pour essayer de donner des réponses utiles aux nombreuses questions sur l’avenir qui sont normalement posées par les parties impliquées dans la formation, pour discuter avec ses coéquipiers, avec les autres participants et avec les facilitateurs sur la façon de concrétiser les idées et les solutions proposées. Chacun arrive convaincu de ses idées, indestructibles et parfaites ; à la fin de la journée, il y a souvent des lacunes ou des problèmes : on se remet en question et on recommence.

C’est ça le hackathon : oser, essayer, détruire, se relever et recommencer.

Il est donc important que les animateurs posent des questions aux participants et ne donnent pas de solutions, qu’il y ait du temps pour discuter et partager les doutes et les solutions non seulement entre les membres d’une même équipe, mais aussi avec d’autres : les pauses café et les apéritifs jouent un rôle clé pour favoriser le dialogue entre les participants !

Mais le Hackathon, c’est aussi le stress du jury : une équipe de juges issus de différents domaines a la lourde tâche d’évaluer les idées selon une grille d’évaluation et en s’appuyant sur les commentaires des animateurs qui ont suivi les équipes en action.

Le Hackathon, c’est travailler ensemble au présent pour l’avenir !

Samedi 19 août 2023, 9 heures, les participants arrivent, quelques uns font connaissance, les présentations commencent, les équipes prennent place autour des stations : 23 participants, 6 tables, 6 projets pour anticiper la formation du futur.

Après une première séance de brainstorming, les idées prennent vie et, à la fin de la deuxième journée, elles deviendront les prototypes de solutions aux problèmes cruciaux de l’éducation d’aujourd’hui et de demain. Parmi ces idées, le jury choisira la plus innovante, qui recevra un prix de 5 000 francs suisses à investir dans la poursuite du développement et de la mise en œuvre.

Tel est en résumé le déroulement de Hack4le@rning, le hackathon de formation organisé par le SUFFP avec le soutien de fill-up et roteco, qui en est à sa troisième édition et auquel participent des hommes et des femmes, des juniors et des seniors, des enseignants, des apprenants et des stagiaires, des professionnels et des entrepreneurs, représentant non seulement différentes professions, mais aussi différents domaines d’expertise.

Mais Hack4le@rning est plus qu’une simple formation de deux jours, c’est un événement avec une philosophie bien précise qui se résume en deux mots clés : oser innover.

Dans une réalité caractérisée par des changements de plus en plus soudains et perturbateurs, les acteurs de la formation ne peuvent pas se laisser déborder et réagir de manière désordonnée et passive aux événements, mais doivent être capables d’avoir une vision claire du type de formation qu’ils souhaitent pour leur avenir et d’avoir le courage de s’engager pour y parvenir.

Le format hackathon permet d’affronter les défis de l’avenir non pas individuellement mais avec le soutien du groupe, qui s’efforce ensemble de donner corps à une idée qui part d’un stimulus très précis : comment réaliser l’avenir de l’éducation que nous souhaitons ?

La réponse à cette question a été apportée différemment par chacun des 6 groupes de travail, à travers la résolution de problèmes très spécifiques, qui peuvent être résumés ci-dessous :

1. Améliorer la communication dans le domaine social et de la santé

Une communication inefficace dans le secteur socio-sanitaire, en particulier dans le cadre du sauvetage de personnes souffrant de troubles psychologiques, engendre des coûts élevés et une prise en charge non optimale des patients, surtout lorsque, en plus de l’ambulance, d’autres acteurs tels que les psychologues et la police entrent en jeu. Dans ce cas, le stress des secouristes augmente également. Comment apprendre à communiquer efficacement dans de tels cas ? Comment entraîner cette compétence et améliorer ainsi la capacité d’intervention des secouristes ?

Solution

Concevoir et développer une didactique basée sur la simulation de situations d’intervention au plus près de la réalité. La création de scénarios à embranchements dans des environnements virtuels permet de former à la communication dans des situations d’intervention, même particulièrement complexes, dans des environnements immersifs très proches de la réalité. La technique du scénario à embranchements permet aux apprenants de prendre des décisions en expérimentant immédiatement leurs conséquences dans un environnement virtuel sûr. L’utilisation de la vidéo à 360 degrés permet de créer des scénarios et des environnements d’intervention encore plus réalistes.

2. Développer un modèle d’apprentissage pour personnaliser l’apprentissage de l’allemand

Dans les petites entreprises, les lacunes linguistiques des vendeurs peuvent provoquer des perturbations et des dysfonctionnements dans les processus de vente, entraînant l’insatisfaction des clients et, dans le pire des cas, une baisse du chiffre d’affaires. Comment remédier à ce problème ? Comment améliorer les compétences linguistiques en dehors des cours traditionnels dans des contextes de formation ?

Solution

La solution possible est d’organiser une formation pratique directement sur le lieu de travail grâce au développement d’une application qui permet de lire le code-barres du produit en question et de traduire son nom et ses caractéristiques en allemand en temps réel. L’application peut également fournir des informations supplémentaires, par exemple, dans le cas de produits alimentaires, des recettes ou des produits connexes ou des combinaisons avec des boissons ou d’autres aliments. De cette manière, le travail du vendeur est facilité et, en même temps, une valeur est ajoutée au produit : de la vente d’un seul article, on passe à la vente d’un service complet.

3. Easy, la révolution de l’éducation

Le contexte de départ est la réforme de la profession d’employé de commerce. La réforme impose un passage à l’enseignement et à l’apprentissage par les compétences opérationnelles, bouleversant le modèle d’enseignement et d’apprentissage par les matières. Comment accompagner ce changement radical du point de vue pédagogique ? Comment construire et évaluer le niveau des compétences acquises par les stagiaires et leur évolution dans le temps ? Comment harmoniser ces processus d’apprentissage dans les trois lieux de formation (école, entreprise et cours inter-entreprises) ? Comment renforcer la prise de conscience des compétences acquises ? Comment surmonter, à l’ère du numérique, la présence encore importante de documents papier ?

Solution

Concevoir et développer une plateforme multi-utilisateurs pour relier les stagiaires à tous les organismes de formation de manière cohérente. À partir de cette plateforme, l’idée est de développer une application utile pour gérer les informations, les rapports et les documents.

Les stagiaires seront en mesure d’évaluer eux-mêmes leurs compétences et de suivre leur évolution dans le temps, ainsi que de collecter des preuves de leur apprentissage. Grâce à ces outils – qui pourront également être utilisés pour d’autres professions à l’avenir – les informations sur les compétences acquises et certifiées par les écoles et les entreprises pourraient à l’avenir être intégrées, par exemple, dans des modèles de CV automatisés.

4. Skills plus ou comment augmenter les performances des apprentis

L’incertitude et l’insécurité qui règnent sur le marché du travail tendent à miner l’estime de soi des apprentis, ce qui a également des conséquences sur leurs résultats scolaires et leur taux d’échec aux examens, ainsi que sur le taux de rupture des contrats d’apprentissage. Les données de ces dernières années dans certaines professions sont inquiétantes de ce point de vue.

Des résultats scolaires positifs peuvent déclencher un cercle vertueux pour l’apprenti : que faire pour améliorer les résultats scolaires ? Que faire et comment faire pour augmenter les chances de réussite aux examens ?

Solution

Concevoir et développer une application, Skills+. Cette dernière permet aux apprentis de s’entraîner aux tests et examens, mais aussi de poser ou de répondre aux questions de leurs collègues apprentis dans les entreprises du canton.

Grâce à l’utilisation de l’intelligence artificielle (IA), plus l’interaction avec l’application est grande, plus les propositions d’exercices seront personnalisées en fonction des lacunes spécifiques en matière de sujets, de compétences ou de professions.

L’IA agit alors comme un tuteur. L’application offre 30 jours de gratuité pour les premiers services, puis un plan de couverture des coûts mensuels et annuels. L’ambition est que dans cinq ans, l’application soit mise en œuvre non seulement pour les apprentissages mais aussi pour toutes les commandes scolaires.

Source : Hack4le@rning 2023

5. Cours ludiques

Les parcours éducatifs linéaires dans une classe composite ne sont pas efficaces car ils ne prennent pas en compte les différents intérêts et besoins éducatifs des élèves. Ce problème est potentiellement présent dans toutes les disciplines, et particulièrement dans les disciplines transversales, et à tous les niveaux d’enseignement. Comment faire pour permettre aux étudiants de personnaliser leur formation ? En miroir, comment les enseignants peuvent-ils différencier les formations en les adaptant aux intérêts et aux besoins spécifiques des étudiants ?

Solution

En s’inspirant des livres de jeux, la solution consiste à développer des cours magistraux sous forme de jeux afin d’aider les enseignants à apprendre à créer des cours différenciés. Les cours sont structurés en segments où, à chaque point critique, les étudiants décident de la marche à suivre, en choisissant parmi des options qui leur permettent de personnaliser l’expérience d’apprentissage et d’atteindre les objectifs d’apprentissage.

Ces cours magistraux sont accessibles à partir d’une plateforme en ligne qui propose des cours de base asynchrones et des cours professionnels en présence, ainsi que des services de tutorat spécialisés. La plateforme est également conçue pour prendre la forme d’une communauté payante dédiée à l’assistance au fil du temps sous forme de tutorat et de mises à jour.

 6. w.i.n. work, innovation, networking

Les étudiants HES/SSS du secteur socio-médical disposent d’un réseau dense de relations formelles et informelles avec les lieux de pratique et les établissements de formation, respectivement avec les prestataires de formation pratique et les enseignants.

Les relations informelles sont limitées et ne permettent pas de créer une valeur éducative pour les étudiants grâce à un soutien actif. Il n’y a pas de contrôle du système de relations informelles, pas de valorisation du soutien des enseignants/responsables de stage et pas de système d’assurance qualité de ce soutien.

Puisque le problème touche tous les secteurs du monde professionnel et pas seulement le monde socio-médical, comment le rôle des relations informelles dans le soutien aux étudiants peut-il être plus et mieux valorisé ? En effet, nous parlons d’un système de 10320 étudiants, 120 professions 1200 enseignants 2500 entreprises et 22 écoles.

Solution

Progettazione e sviluppo di una app rivolta in prima battuta (nella sua versione Beta) a un target di 2300 allievi, 250 docenti di 10 professioni. Questa app toccherebbe un sistema relazionale fatto di studenti di varie specializzazioni sociosanitarie, i luoghi della pratica professionale, i referenti della formazione pratica, gli istituti formativi e i docenti. L’app ha una parte riservata agli studenti/professionisti e una ai docenti/referenti formazione pratica.

Tramite app gli studenti registrati possono rivolgere delle domande che giungono ai docenti tramite un’allerta. I docenti possono rispondere on line o su appuntamento per fare formazione sul campo. Il docente, per ogni prestazione, a seguito anche della valutazione da parte dello studente sulla qualità della risposta ricevuta, acquisisce punti win che può spendere acquistando servizi di varia natura, da corsi di formazione continua a seminari di approfondimento, webinar, ecc.

Per garantire la qualità delle risposte, i docenti registrati sono seguiti da un board di professionisti esperti, che valutano e certificano la qualità delle risposte date agli studenti. Grazie al sistema di domanda-risposta e alla documentazione ad esso associato, viene a crearsi una libreria interrogabile continuamente anche a complemento degli scambi interpersonali. La soluzione è facilmente trasferibile in altre professioni. Il potenziale di crescita è importante.

Pour la qualité, le degré d’approfondissement, la capacité à répondre à des problèmes concrets d’une certaine ampleur dans le secteur social et de la santé, l’évolutivité dans d’autres domaines du secteur de la formation professionnelle, la faisabilité technique et la compétence de l’équipe, w.i.n. a remporté l’édition 2023 de Hack4le@rning.

Le prix, d’une valeur de 5 000 CHF, peut être dépensé en heures/conseils pour le développement ultérieur de l’idée en un véritable projet d’entreprise.

Q171 | Esperienza di un foresight hackaton : quale futuro per quale formazione professionale?

Perché e come organizzare un hackathon per scoprire il futuro?

Perché organizzare o partecipare ad un hackathon per il futuro della formazione? Perché investire un weekend ad un tavolo quando si potrebbe passare la giornata al lago o in montagna? Quando parliamo del futuro della formazione possiamo riferirci a quello che sarà tra 100 anni, ma anche ad un domani più vicino. La vera domanda è dunque: vuoi essere protagonista del tuo futuro?

Questo è il motivo che spinge ad organizzare e partecipare ad un hackathon sul futuro della formazione. Si tratta di giornate per provare a dare qualche risposta utile ai tanti interrogativi sul futuro che normalmente le parti in gioco pongono alla formazione, per confrontarsi con i propri compagni di squadra, con gli altri partecipanti e con i facilitatori su come dare concretezza ad idee e proposte di soluzione. Ognuno arriva convinto delle proprie idee, indistruttibili e perfette; a fine giornata spesso ci si rende conto di lacune o di problemi: ci si mette in discussione e si riparte.

Questo è l’hackathon: osare, provare, distruggere, rialzarsi e riprovare.

È importante quindi che i facilitatori facciano domande ai partecipanti e non diano soluzioni, che ci sia tempo per confrontarsi e per condividere dubbi e soluzioni non solo tra i membri della stessa squadra, ma anche con gli altri: pause caffè e aperitivi hanno un ruolo chiave nel favorire il dialogo tra i partecipanti!

Hackathon, però, è anche stress per la valutazione della giuria: una squadra di giudici proveniente da diversi ambiti ha l’arduo compito di valutare le idee seguendo una griglia di valutazione e utilizzando i feedback dei facilitatori che hanno seguito le squadre in opera.

Hackathon è lavorare insieme nel presente per il futuro!

Sabato 19 agosto ore 9.00, arrivano i partecipanti, pochi di loro si conoscono, iniziano le presentazioni, si compongono i team che prendono posto attorno alle postazioni: 23 partecipanti, 6 tavoli, 6 progetti per anticipare la formazione del futuro.

Ore 9.30 iniziano i lavori, dopo il brainstorming introduttivo prendono vita le idee che alla fine del secondo giorno diventeranno i prototipi di soluzioni alle criticità della formazione di oggi e di domani. Fra questi la giuria sceglierà quello più innovativo che riceverà un premio di 5’000 franchi da investire nei successivi sviluppi e implementazioni.

Questo, in sintesi, lo svolgimento di Hack4le@rning, l’hackathon della formazione organizzato da SUFFP con il supporto di fill-up e roteco, arrivato alla sua terza edizione e che vede come protagonisti, uomini e donne, junior e senior, docenti, discenti e apprendisti, professionisti e imprenditori, rappresentanti non solo di differenti professioni ma anche di differenti campi di competenza.

Ma Hack4le@rning è qualcosa di più di una semplice due giorni dedicata alla formazione, è un evento con una filosofia ben precisa che può essere riassunta in due parole chiave: osare per innovare.

In una realtà caratterizzata da cambiamenti sempre più repentini e sconvolgenti, chi si occupa di formazione non può farsi travolgere e reagire in maniera disordinata e passiva agli eventi ma deve essere in grado di avere una visione ben precisa di quale tipo di formazione desidera per il proprio futuro e avere il coraggio di impegnarsi per realizzarlo.

Il format dell’hackathon permette di affrontare le sfide del futuro non individualmente ma con il supporto del gruppo che insieme si impegna per dare concretezza ad un’idea che parte da uno stimolo ben preciso: Come possiamo realizzare il futuro della formazione che desideriamo?

La risposta a questa domanda è arrivata in modo differente da ognuno dei 6 gruppi di lavoro, attraverso la risoluzione di problematiche ben precise, che possono essere qui di seguito riassunte:

1. Migliorare la comunicazione in ambito sociosanitario

Una comunicazione inefficace in ambito sociosanitario, in particolare nell’ambito del soccorso a persone disturbate psicologicamente, genera alti costi e una non ottimale presa a carico del paziente, soprattutto quando, oltre all’ambulanza, entrano in gioco altri attori, quali psicologi e polizia. In questi casi aumenta anche lo stress dei soccorritori. Come si può apprendere a comunicare in modo efficace in casi come quelli descritti? Come si può allenare questa competenza e, quindi, migliorare la capacità d’intervento dei soccorritori?

Soluzione

Progettare e sviluppare una didattica basata sulla simulazione di situazioni d’intervento il più vicino possibili alla realtà. La creazione di scenari ramificati (branching scenario) in ambienti virtuali permette di allenare, in questo caso, la comunicazione in situazioni di intervento anche particolarmente complessi in ambienti immersivi molto vicini alla realtà. La tecnica del branching scenario permette agli apprendenti di prendere delle decisioni sperimentandone immediatamente le conseguenze in un ambiente virtuale sicuro. L’uso del video 360 gradi permette di creare scenari e ambienti di intervento ancora più realistici.

2. Sviluppare un modello d’apprendimento per personalizzare l’apprendimento del tedesco

Nei piccoli commerci le lacune linguistiche dei venditori possono causare disagi e disfunzioni nei processi di vendita con conseguenti insoddisfazioni dei clienti e, nella peggiore delle ipotesi, un calo del fatturato. Come ovviare a questo problema? Come aumentare le competenze linguistiche al di fuori dei tradizionali corsi in contesti formativi?

Soluzione

La possibile soluzione consiste nell’organizzare la formazione pratica direttamente sul posto di lavoro attraverso lo sviluppo di un’App che permette di leggere il codice a barre del prodotto in questione e di tradurne nome e sue caratteristiche in tedesco in tempo reale. L’app può permettere anche di fornire informazioni aggiuntive, per esempio, nel caso di prodotti alimentari, ricette o prodotti affini o abbinamenti con bevande o altri cibi. In questo modo, il lavoro del venditore è facilitato e allo stesso tempo viene aggiunto valore al prodotto: dalla vendita di un singolo articolo si passerebbe quindi alla vendita di un servizio completo.

3. Easy, ovvero la rivoluzione nella formazione

Il contesto di partenza è la riforma della professione dell’impiegato di commercio. La riforma impone il passaggio all’insegnamento e all’apprendimento per competenze operative, scardinando il modello dell’insegnamento e dell’apprendimento per materie. Come fare per accompagnare questo cambiamento radicale dal punto di vista della didattica? E per costruire e valutare il livello di competenze acquisito dalle persone in formazione e la loro evoluzione nel tempo? 

Come fare per armonizzare questi processi di apprendimento nei tre luoghi della formazione (scuola, azienda e corsi interaziendali)? E per rafforzare la consapevolezza delle competenze acquisite? Come superare, nell’era digitale, la presenza ancora importante di documenti cartacei?

Soluzione

Progettare e sviluppare una piattaforma multiutente per connettere le persone in formazione con tutti gli enti di formazione in modo coerente. A partire da questa piattaforma, l’idea è quella di sviluppare un’applicazione utile a gestire informazioni, relazioni e documenti.

Le persone in formazione potranno autovalutare le proprie competenze e tracciarne la loro evoluzione nel tempo, nonché raccogliere evidenze dei propri apprendimenti. Grazie a questi strumenti – utilizzabili in futuro anche per altre professioni le informazioni relative alle competenze maturate e certificate sia dalla scuola sia dalle aziende, potrebbero in futuro essere integrate, per esempio, in modelli di CV automatizzati.

4. Skills plus o come aumentare la performance degli apprendisti

L’incertezza e l’insicurezza che regnano sul mercato del lavoro tendono a minare l’autostima degli apprendisti con conseguenze anche sul loro rendimento scolastico e sul tasso di bocciatura agli esami, come pure sul tasso di scioglimento dei contratti di tirocinio.

I dati degli ultimi anni, in alcune professioni, sono inquietanti da questi punti di vista. Risultati scolastici positivi possono innescare un circolo virtuoso per l’apprendista: come fare per migliorare il rendimento scolastico? Cosa e come fare per aumentare la probabilità di successo agli esami?

Soluzione

Progettare e sviluppare un’applicazione, Skills+. Quest’ultima permette agli apprendisti di esercitarsi in vista delle verifiche ed esami, come pure di avere l’opportunità di porre o rispondere a domande dei colleghi apprendisti nelle aziende di tutto il cantone.

Grazie all’uso dell’intelligenza artificiale (IA), maggiore sarà l’interazione con l’applicazione e maggiori saranno le proposte personalizzate di esercizi a disposizione in risposta a lacune specifiche per tipologia di materia, competenza o professione.

L’IA funge da tutor quindi. L’applicazione prevede 30 giorni di gratuità per i primi servizi, dopo di che è previsto un piano di copertura dei costi, mensile e annuale. L’ambizione è quella di arrivare fra 5 anni ad implementare l’applicazione non solo al mondo dell’apprendistato ma a tutti gli ordini scolastici.

 

5. Game lecture

I percorsi formativi lineari in una classe composita non sono efficaci perché non tengono conto dei diversi interessi e delle diverse esigenze formative degli studenti. Questo problema è potenzialmente presente in qualsiasi disciplina, e in particolare in quelle trasversali, e a qualsiasi livello di formazione. Come fare per permettere agli studenti di personalizzare i percorsi formativi? A specchio, come far sì che i docenti possano differenziare i percorsi formativi adattandoli agli interessi e alle esigenze specifiche degli studenti?

Soluzione

Prendendo spunto dai Game Book, la soluzione prevede di sviluppare delle game lectures come supporto a percorsi di accompagnamento per docenti con lo scopo di imparare a creare delle lezioni differenziate. Le lezioni sono strutturate in segmenti dove, ad ogni punto critico, gli studenti decidono come procedere, scegliendo tra opzioni che permettono di personalizzare l’esperienza formativa e di raggiungere gli obiettivi formativi.

Queste game lectures sono fruibili da una piattaforma online che prevede corsi base in asincrono e corsi pro in presenza e che offrono servizi di tutoring dedicato. La piattaforma è pensata anche per assumere la forma di community dedicata a pagamento per un supporto nel tempo sotto forma di tutoraggio e aggiornamenti.

 6. w.i.n. work, innovation, networking

Gli studenti SUP/SSS del settore sociosanitario intrattengono una fitta rete di relazioni formali con i luoghi di pratica e gli istituti formativi, rispettivamente con i referenti della formazione pratica, e i docenti, così come molte relazioni informali.

Le relazioni informali sono limitate e non permettono di creare valore formativo per gli studenti attraverso un sostegno attivo. Non esiste un monitoraggio del sistema di relazioni informali, né una valorizzazione del sostegno dei docenti/referenti della pratica né un sistema di garanzia della qualità di questo sostegno.

Dal momento che il problema tocca tutti i settori del mondo professionale e non solo quello sociosanitario, come valorizzare di più e meglio il ruolo delle relazioni informali nel sostegno agli studenti? Si parla, infatti, di un sistema di 10320 allievi, 120 professioni 1200 docenti 2500 aziende e 22 scuole.

Soluzione

Progettazione e sviluppo di una app rivolta in prima battuta (nella sua versione Beta) a un target di 2300 allievi, 250 docenti di 10 professioni. Questa app toccherebbe un sistema relazionale fatto di studenti di varie specializzazioni sociosanitarie, i luoghi della pratica professionale, i referenti della formazione pratica, gli istituti formativi e i docenti. L’app ha una parte riservata agli studenti/professionisti e una ai docenti/referenti formazione pratica.

Tramite app gli studenti registrati possono rivolgere delle domande che giungono ai docenti tramite un’allerta. I docenti possono rispondere on line o su appuntamento per fare formazione sul campo. Il docente, per ogni prestazione, a seguito anche della valutazione da parte dello studente sulla qualità della risposta ricevuta, acquisisce punti win che può spendere acquistando servizi di varia natura, da corsi di formazione continua a seminari di approfondimento, webinar, ecc.

Per garantire la qualità delle risposte, i docenti registrati sono seguiti da un board di professionisti esperti, che valutano e certificano la qualità delle risposte date agli studenti. Grazie al sistema di domanda-risposta e alla documentazione ad esso associato, viene a crearsi una libreria interrogabile continuamente anche a complemento degli scambi interpersonali. La soluzione è facilmente trasferibile in altre professioni. Il potenziale di crescita è importante.

Per qualità, grado di approfondimento, capacità di risposta a problemi concreti di una certa dimensione presenti nel settore sociosanitario, scalabilità in altri settori del settore della formazione professionale, fattibilità tecnica e competenza del team, w.i.n. ha vinto l’edizione 2023 di Hack4le@rning.

Il premio, del valore di CHF 5’000, potrà essere speso in ore/consulenza per lo sviluppo ulteriore dell’idea verso un vero e proprio progetto imprenditoriale.

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