On ne peut pas penser sans mots. « Il n’existe pas de pensée sans langage. C’est le mot qui donne à la pensée son existence », dit le philosophe Hegel. En d’autres termes, les mots sont les briques de la pensée. On les assemble pour effectuer différentes constructions neuronales.
« Mal nommer un objet, c’est ajouter au malheur de ce monde », précise Albert Camus.
Si on veut envisager un futur désirable, il est donc primordial de confectionner des mots de qualité. Si ce n’est pas le cas, le risque est d’avoir des réflexions de mauvaise qualité ou quasi inexistantes.
Le terme Big Data est à ce titre emblématique. Depuis des années, de l’aveu même de ceux qui emploient cette expression, sa définition demeure floue. L’absence de réflexions critiques sur le déferlement de données numériques peut être imputée à ce terme qui, traduit en français par « grosses données », n’incite pas à effectuer de subtiles gamberges intellectuelles.
Quand on invente un mot, le concept et la chose qu’il désigne, commencent à exister. Créer un mot, c’est donc inventer le futur.
La création, au demeurant la disparition de mots, est inhérente à toute langue vivante. Quand de nouveaux concepts émergent, de nouveaux mots apparaissent. Comme le langage est profondément démocratique, ces créations dépendent rarement des consignes des autorités dites compétentes. Ils s’imposent parce qu’ils répondent à un besoin d’un groupe. La plupart du temps, on ne sait pas s’ils sont arrivés par accident ou parce que des individus en ont eu l’idée.
Pour maximiser les chances que des mots de qualité soient retenus, il faut donc faire appel à l’intelligence collective.
Plus on aura des propositions diverses et riches, plus on enrichira la réflexion sur le futur.
De la création de mots à l’invention de futurs
Quand on invente un mot, le concept et la chose qu’il désigne, commencent à exister. Créer un mot, c’est donc inventer le futur.
À partir de ce principe, j’ai développé des ateliers où les participants imaginent des produits, des services, des métiers de demain. Ils m’ont permis de faire plusieurs constats:
- Inventer des mots est accessible à tous. La création d’un néologisme est même très valorisante. Les créateurs sont fiers de leurs productions. On peut donc utiliser cette technique pour faire réfléchir le plus grand nombre, et en particulier les plus jeunes, au monde de demain.
- L’apport de néologismes dope la création d’histoires prospectives riches et innovantes. C’est un moyen astucieux pour éviter les récits composés de voitures volantes et autres marronniers prospectifs.
Afin d’enrichir le travail, une méthodologie a vu le jour. Celle-ci part du principe que demain résultera des trois éléments suivants :
- Les défis sociétaux que les entreprises et organisations auront à relever : limiter le réchauffement climatique, éviter les pandémies, nourrir une population supplémentaire…
- Les technologies : intelligence artificielle, ordinateur quantique, génétique…
- Les innovations sociétales et technologiques dans chaque domaine.
Ce sont autant de grains de sable qui constituent de nouvelles plages.
En métissant ces éléments, les participants imaginent des produits, services, métiers de demain. L’intérêt de ces catalogues à la Prévert est qu’on a, à l’issue des ateliers, une profusion d’idées qui sortent du cadre.
L’esprit étant décalé, on ne se contente pas d’idées qui aménagent l’existant. Et dans le nombre, il y a toujours des pépites à affiner.
Si les ateliers ont pour objectif d’imaginer les métiers de demain de l’entreprise, les décideurs choisissent les métiers qu’ils considèrent comme les plus porteurs d’avenir et envisagent les compétences à développer. C’est en résumé, un moyen pour mettre définitivement la moribonde GEPC (Gestion prévisionnelle des emplois) au placard. En remplaçant ce mode de prévision du monde d’hier par cette approche dynamique et collaborative, on redonne du sens au travail.
Cette méthodologie fut mise en oeuvre le 26 mai 2020 lors de l’atelier participatif consacré au « dico du Soldat du futur ».
Ce dictionnaire ambitionne de stimuler une réflexion collaborative sur le soldat du futur afin d’inventer l’armée de demain. Il a vu le jour sous le nom « Soldat du Futur » regroupant 29 chapitres dédiés à des néologismes principaux donnant naissance à des environnement peuplés d’expressions nouvelles !
bonjour, apparaissant en première page d’une recherche sur une citation de Nietzsche, je suis tombé sur votre page. « de l’avenir de nos établissement d’enseignement supérieur » citation recherchée : « en créant de nouveaux mots on crée de nouvelles choses » surpris que vous ne le mentionnez, je vous invite a lire ou relire ce petit livre.
Ou il signale aussi qu’ avoir une opinion et avoir de l’esprit sont deux choses parfaitement distinct.
Travailler pour l’armée et le soldat du futur, après la shoa, après Hiroshima, c’est de l’ignominie (nul besoin d’un nouveau mot en l’occurence. De la phrase d’hegel, il faudrait déduire que ni la musique, ni la peinture, ni la danse ne sont des formes de pensée à même d’agir la plasticité neuronale: avant de faire des portails, je ne saurais que vous conseiller de commencer par apprendre a penser correctement, de façon non déclamative, loin du LLM et du concours de la plus grosse…..machine à calculer du monde….le peuple est lu….l’aliénation à la « nation alliée », voir Alien, est en passe de vous lobotomiser tous autant que vous êtes, v’ia fake book et happy stazi, waw trop branché l’armée….troupeau de crétin téléguidé par des nihilistes qui savent tout de vous, tout un pays dans les mains d’un autre, et tous de se précipiter pour en être. et jusqu’à l’effet cliquet de l’encyclique, ainsi soit iel, tous voué aux Arkonens et leur Fürher de vivre, liser Gédéon, ou encore « le maitre du haut chateau » et j’ai bien dit « liser ». Et surtout vous les faites pas couper par les descendants de Mengelé. Vous êtes les 1er indésirables a mon humble avis. c’est qui Skum, et tout ces voleurs d’éther: le rapt de la poïésis.
Merci pour vos beaux et gentils mots dont je ne suis pas sûr de bien saisir la finalité ;
Je vais par contre inscrire le livre de Nietzsche à ma liste de lecture !
Bien à vous,
Quentin