
Q293 · Futurs Vivants – Penser les modes de mobilisation d’un scénario de design fiction en parallèle de sa construction
Que faire de ses scénarios prospectifs ou artefacts spéculatifs ? Quelle est la meilleure manière de mettre en discussion ces visions de demain ? Ces questions sont des incontournables de toute
Les passions sont sans doute le pire ennemi des diplomates. Elles invoquent l’absolu là où tout est relatif ; elles substituent la morale à l’analyse et oublient les intérêts pour le beau geste. On les retrouve derrière chaque désastre.
Quand tout le monde vous ment en permanence, le résultat n’est pas que vous croyez ces mensonges mais que plus personne ne croit plus rien. Un peuple qui ne peut plus rien croire ne peut se faire une opinion. Il est privé non seulement de sa capacité d’agir mais aussi de sa capacité de penser et de juger. Et avec un tel peuple, vous pouvez faire ce que vous voulez.
Il n’y a de guerre indispensable que défensive. Une bonne politique réaliste est une politique pacifique.
— Ce ne sont point des moules, répondit le jeune Harbert, qui examinait avec attention les mollusques attachés aux roches, ce sont des lithodomes.
— Et cela se mange ? demanda Pencroff.
— Parfaitement.
— Alors, mangeons des lithodomes.
La frontière est l’autre nom de la peur. Sa matérialisation physique. Une frontière est faite de grillages barbelés à l’espoir d’une sécurité impossible.Un jour, on comprendra peut-être qu’il n’existe pas de formule sociopolitique pour être tranquille d’avance. Une société qui espère cette sérénité se suicide comme société libre.
Moi j’aime celles qui fabriquent des ponts – pas des murs. La formule est facile ? Elle pose bien la difficulté pourtant : faire un pont exige de l’art, une mise à niveau des berges, l’enjambement d’un fleuve, des piliers qu’on construit, des culées, des arcs et des câbles intelligemment tendus. Faire un mur demande juste | des briques.
Apprendre, c’est prendre du temps pour en gagner.
Si une situation contient des possibilités, mais qu’elles sont hors de notre modèle [mental], c’est comme s’il n’y avait rien. Nous ne pouvons pas les percevoir. Elles sont hors du champ de vision.
L’humanité ne saurait jamais atteindre une véritable conscience morale, de la même manière que l’homme ne pouvait s’élever du sol en tirant sur ses propres cheveux. Pour réussir, il fallait l’aide d’une force extérieure à l’homme.








