
Q329 · Pourquoi les organisations doivent vivre le futur, et pas seulement l’analyser
De nombreuses organisations confondent l’exposition à des informations tournées vers le futur avec la préparation à celui-ci. Elles commandent des rapports sur les tendances, élaborent des documents stratégiques et remplissent des présentations PowerPoint d’analyses sophistiquées. D’autres évitent tout simplement la prospective structurée, la considérant comme trop chronophage, trop abstraite ou trop éloignée de l’impact pratique.

Algoranto
L’algoranto est une langue universelle née de la traduction automatique généralisée sur les plateformes numériques. L’algoranto dispose d’un vocabulaire simplifié, standardisé et optimisé pour les

Sénophobie
La sénophobie se manifeste par des attitudes, des comportements ou des politiques qui marginalisent, excluent ou désavantagent les seniors.

Obsolescience
L’obsolescience désigne le processus par lequel les savoirs et savoir-faire deviennent rapidement périmés, non par l’évolution naturelle des connaissances, mais par une accélération artificiellement entretenue.

Attaque du château d’eau
Depuis trois semaines, la Suisse est au centre d’une crise internationale sans précédent. Le pays est accusé de détournements massifs de ressources en eau. Les

De la guerre des fromages à l’harmonie des cultures
La montée des eaux force la Suisse à accueillir six millions de réfugiés nordiques. Après avoir créé des conflits, cette cohabitation forcée conduit la Suisse

Drone de rage
En 2027, à Marseille, la guerre de la drogue bat son plein. Les Yodars et DZ Mafiars utilisent des drones pour faire la loi. Dix
La prospective est attentive aux causes. Ainsi nous libère-t-elle du fatalisme.
Nous sommes expulsés des cycles de vie qui s’achèvent et ce bond est le plus difficile à faire : renoncer à sa foi, à son amour alors qu’on préfèrerait renouveler la croyance et recréer la passion.
Le programme est en équilibre instable; il se liquéfie par moment pour mieux se re-cristalliser auprès de nouveaux thèmes, avec de nouvelles méthodologies.
Le progrès technique a beau être aléatoire, inégalement distribué (selon les latitudes), irrégulier (bifurcations soudaines ou arrêts prolongés), et parfois effrayant (Hiroshima et Tchernobyl), il n’en reste pas moins que la dynamique évolutive du monde technique est une réalité. en prendre acte n’implique aucun parti pris « évolutionniste » (qui fait de tout stade de développement postérieur un stade supérieur au précédent) ; ni d’ailleurs, anti-évolutionniste (soit la même mythologie inversée), pour lequel l’antérieur est ipso facto supérieur – la « course au progrès » se traduisant ici par « course à la catastrophe », écologique, spirituelle, ou les deux. La croissance de nos capacités machiniques est mesurable, en termes de rendement, volume, longévité, vitesse, etc. Autre chose est l’évaluation qualitative de ces gains quantitatifs.
On peut fort bien préférer, pour soi-même, la marche à pied au vol en Concorde, si on se fait une autre idée du temps, de la nature et de la liberté que les hommes d’affaires pressés. Mais c’est là une autre question, éthique (pourquoi faire, ces progrès ?), qui ne saurait empiéter sur la première, physique (comment ça marche, ces avancées ?). La meilleure réponse au positivisme (l’escamotage du sens au nom des faits) ne nous semble pas être l’exorcisme (la disqualification des faits au nom du sens).
L’histoire nous montre que chaque technologie expressive a ouvert une telle révolution esthétique.
L’imprimerie a bouleversé l’écriture, en rendant le texte reproductible et diffusé à une échelle inédite.
La photographie a libéré la peinture de sa mission mimétique, l’invitant à explorer la lumière, l’abstraction, la subjectivité.
Le cinéma a inventé une grammaire des images en mouvement, transformant notre perception du temps et de la mémoire.
La radio et le disque ont redéfini la musique, en séparant la performance sonore de la présence du musicien.
À chaque fois, ce n’est pas seulement un outil qui apparaissait, mais une nouvelle sensibilité, un autre rapport au monde.







