
Q304 · Jouer le futur nous aide-t-il à mieux anticiper le futur ?
Imaginons que nous passions de nombreuses heures dans les jeux vidéo et que nous apprécions particulièrement les univers futuristes tels que ceux déployés par Cyberpunk

Q104 · Connaître son histoire, se connaître soi-même : l’importance de l’histoire pour penser les futurs.
Plus souvent reconnu pour ses travaux sur la mort en Occident, Georges Minois a prouvé que l’histoire ne concerne pas seulement le passé, mais aussi

Q234 · La prospective entre la poire et le fromage
À trois reprises récemment, j’ai été invité à présenter le dispositif de prospective et des activités associées lors de dîners de gala précédant des conférences

Q292 · L’anti-sprint pour prendre du recul sur ses (design) fictions et visions prospectives
L’anti-sprint propose une ligne de conduite méthodologique en ce sens : refuser l’injonction à la vitesse pour se donner le temps de décanter les enseignements

Q153 · Quelles interactions entre fictions audiovisuelles, prospective et innovation ?
Les histoires de science-fiction ont en commun l’insertion de technologies imaginaires, ou d’un élément scientifique spéculatif au sein de l’intrigue. Cette caractéristique fait de ces

#35 Guillaume Desmurs · Changer d’histoire, changer l’histoire
Guillaume Desmurs est écrivain, journaliste, éditeur et conférencier. Il vit et travaille en montagne parce qu’il aime la pente. Il a crée le laboratoire d’idées

La bombe dans la cuisine
Ceci est le premier épisode de la série « La menace cognitive » du Deftech Podcast. Ecrite et présentée par Bruno Giussani, elle décrypte les

#36 Mélanie Marcel · Réconcilier science et conscience
Mélanie Marcel est ingénieur, diplômée de l’École Supérieure de Physique et Chimie Industrielles de Paris. À la fois passionnée de sciences et entrepreneure dans l’âme,

#50 Timothée Parrique · Bifurquer vers la lucrativité limitée
Timothée Parrique est un économiste, spécialiste de la décroissance et de la postcroissance.
En 2022, il publie chez Seuil « Ralentir ou périr »,
Seuls les rois connaissent le poids d’une couronne
Nous devons utiliser le temps avec sagesse et toujours réaliser que le moment est toujours venu de faire le bien.
La bêtise, c’est de la paresse. La bêtise c’est un type qui vit, et il se dit : ça me suffit. Ça me suffit. Je vis, je vais bien, ça me suffit. Et il se botte pas le cul tous les matins en disant : c’est pas assez, tu ne sais pas assez de choses, tu ne vois pas assez de choses, tu ne fais pas assez de choses. C’est de la paresse je crois la bêtise. Une espèce de graisse autour du coeur qui arrive ; une graisse autour du cerveau. Je crois que c’est ça.
Et quand tombent tes murs intérieurs et tes faux plafonds, tu mesures que tu es plus vaste que tu ne le croyais. Enfin disponible au frisson qui va te trembler. Ton volume vital se met à respirer et à vibrer comme le booster d’une enceinte. De toi sort doucement un nouvelle musique, qui peut s’écouter, se chanter ou se danser.
[…] Puisque la façon dont on voit le monde est le reflet de son identité individuelle et collective, on ne peut pas penser la complexité de celui-ci à partir d’un corps social homogène sans quoi on s’expose à des surprises douloureuses. Il faut donc […] induire des mécanismes permettant aux opinions divergentes constructives de s’exprimer. C’est la meilleure protection contre les cygnes noirs. […]
La conversation stratégique considère l’ensemble, pas le sommet; elle est démocratiques, pas élitiste; elle s’inscrit dans un flux, pas dans un calcul a priori; elle accueille les surprises, elle ne les évite pas.
Une condition de la réussite de la conversation stratégique est de rendre ses hypothèses et croyances explicites, et de les revisiter régulièrement pour les tester et voir si elle sont encore valables.

Q035 · COVID-19 : comment commencer sérieusement à anticiper les impacts de la crise en 60 minutes chrono ?
Non, décidément, l’avenir n’habite pas à l’adresse indiquée. L’avenir, il va résolument falloir l’imaginer. En ce moment-même, nous assistons à l’émergence spontanée de multiples initiatives

Q259 · Le design fiction pour combler un vide stratégique ?
Avec 3,5 millions de ressortissants établis hors de ses frontières, la France connaît aujourd’hui la plus grande dispersion de sa population à l’étranger de toute

DatIAcide
Le datIAcide, résulte de la consommation d’électricité des IA, de l’eau utilisée pour le refroidissement des serveurs et la production d’électricité ; de l’épuisement de

Dolojob
Le dolojob est une offre d’emploi diffusée par des personnes qui n’ont pas l’intention d’embaucher. Le dolojob est l’une des dérives du marché de l’emploi
Dans 20 ans, vous serez plus déçu par les choses que vous n’avez pas faites que par celles que vous avez faites.
Toute la stratégie chinoise, on n’a cessé de le voir, consiste à faire suffisamment évoluer le rapport antagoniste – à titre préalable – de sorte que, finalement, le conflit soit déjà réglé avant même qu’on ait commencé à l’engager. Tout se joue dans ce déjà qu’on croirait initial, mais qui, en fait, est un résultat : apparaît aux autres comme une donnée de départ (au moment où débute l’affrontement) ce qui n’est en réalité que la conséquence d’un processus auquel on les a soumis antérieurement, mais qui leur a échappé (et dont le succès découle ensuite de lui-même, sans qu’on songe à louer les qualités de courage ou de sagacité de celui qui réussit aussi « facilement » à l’emporter).
Cet art discret de la transformation, opérant à titre de condition, est celui de la manipulation. Comme tel, il comporte deux aspects complémentaires : s’assurer progressivement l’initiative, au sein de la situation, de façon à la faire aboutir aux conditions désirées ; et, pour ce, réduire l’adversaire à la passivité en le dépossédant peu à peu de sa capacité de réagir. Au point que, à terme, on pourra l’emporter sans férir : puisque, quand enfin le combat débute, il se trouve déjà défait.
Sur le terrain des opérations, cette initiative se traduit d’abord par le fait que l’adversaire soit attiré ou l’on veut et quand on veut : ainsi pourra-t-on l’attendre de pied ferme tandis que lui, arrivant après et dans la précipitation, sera « harassé ». Pour cela – et l’antique traité militaire là-dessus est sans ambages -, il suffit de le « séduire » et l’ »appâter » : pour faire en sorte que l’adversaire « vienne de lui-même » où l’on veut, il faut lui « tendre un profit » ; de même que, pour faire en sorte qu’il ne puisse pas venir là où l’on ne veut pas qu’il vienne, il faut lui « tendre un danger ». Profit ou danger lui sont tendus, bien sûr, comme on tend un piège. Car tel est le principe même de la manipulation et ce qui la rend fascinante : manipuler l’autre, c’est faire en sorte qu’il désire faire « de lui-même » et en en ayant envie, ce que, en fait, je veux qu’il fasse et dont je prévois que cela lui nuit (mais que lui croit à son profit).
Lui pense se déterminer volontairement, alors que c’est moi qui indirectement l’y conduis. Parce que lui-même le désire et qu’il y tend, je n’ai pas à forcer, et donc à me dépenser, pour l’y conduire. en même temps, s’il désire comme étant dans son intérêt ce qui joue au contraire en ma faveur, ce n’est pas que ce que je lui tends comme profit ne lui soit pas momentanément profitable (par exemple, de lui laisser prendre un place, et c’est pourquoi il peut réellement en avoir envie) ; mais ce profit que je luis tends et qu’effectivement il prend, l’engage dans un processus au bout duquel c’est moi qu’il sert et non pas lui.
Plus la délégation aux IA progresse, plus l’on connecte et collecte, plus les machines s’autogèrent et nous gèrent en nous digérant, plus notre dépendance s’étend. Devient arachnéenne. J’aime bien me demander : en connectant tout avec tout, la toile grandit, certes, elle s’élargit et s’épaissit prodigieusement. Mais la question pertinente ne serait-elle pas : quelle est la taille de l’araignée ? Quelle mygale monstrueuse est-on en trian d’enfanter , et de nourrir de nos petits actes d’insectes ?





