
Q305 · Comment habiter le futur à l’heure des temporalités plurielles ?
L’Europe planifie, le Vietnam s’adapte. Deux régimes du temps, deux manières d’inventer le futur. Entre mémoire et mouvement, le Vietnam incarne une innovation singulière :

Q102 · LEGO® Serious Play® et prospective, comment anticiper les futurs grâce aux briques les plus célèbres du monde ?
Il semblerait qu’il y ait une contradiction de sens et aussi de finalité à mentionner dans le même titre un outil né pour le jeu

Q010 · L’art de la prospective : comment s’y mettre ?
Ces trois questions forment le titre de l’une des œuvres les plus célèbres du peintre français Paul Gauguin. Ces trois questions, nous nous les posons

Q191 · Comment impliquer les collaborateurs dans une réflexion prospective ?
Depuis toujours, les organisations cherchent des méthodes efficaces pour anticiper l’avenir et pour se préparer aux situations imprévues : défis socio-économiques et environnementaux, ruptures technologiques,

Q020 · Hors champ: pourquoi faut-il voir loin, voir large, voir ensemble ?
Les amatrices et les amateurs de photographie le savent : le hors champ, c’est “l’ensemble des éléments qui n’apparaissent pas dans le cadre d’une image”.

#26 Pierre-Yves Gomez · Sociétaliser l’entreprise
Pierre-Yves Gomez est un économiste. Il enseigne la stratégie et étudie la place de l’entreprise dans la société et la responsabilité des dirigeants. Ses recherches

#10 Antoine Foucher · Faire revenir le politique
Antoine Foucher a étudié la philosophie et les sciences politiques. En tant que directeur de cabinet de la ministre du travail, il a contribué à

#17 Jean-Philippe Decka · Renoncer pour mieux (se) réinventer
À la suite d’une violente prise de conscience de l’urgence climatique, Jean-Philippe Decka a volontairement tourné le dos à la vie de privilèges que lui

#46 Philippe Bihouix · Relever le défi des ressources
Philippe Bihouix est ingénieur, directeur général du groupe AREP, une filiale de la SNCF.
En France, il est l’un des premiers à s’intéresser à
Lorsqu’une mesure devient un objectif, elle cesse d’être un bonne mesure.
Je sais que la plupart des hommes, même ceux qui sont à l’aise avec les problèmes les plus complexes, sont rarement capables d’accepter la vérité la plus simple et évidente si celle-ci les oblige à admettre la fausseté de conclusions qu’ils ont expliquées avec délice à leurs collègues, qu’ils ont fièrement apprises aux autres et qu’ils ont tissées, fil par fil, dans la trame de leur vie.
À vrai dire, nous ne croyons pas trop aux progrès de la science moderne. En fin de compte, quel est le sens d’une science capable d’envoyer un homme sur la lune, mais incapable de mettre un morceau de pain sur la table de chaque être humain ?
Après avoir été briquetiers, potiers, fondeurs, forgerons, nous saurons bien être maçons, que diable !
– Raffineurs ! répondit Pencroff. C’est un métier un peu chaud, je crois ?
— Très chaud ! répondit l’ingénieur.
Si la nature constante de l’eau est de tendre vers le bas, elle n’a pas de forme constante, puisque c’est en fonction du terrain qu’elle la détermine ; de même, si la logique constante, à la guerre, est d’attaquer les points faibles, le potentiel y est constamment changeant, puisqu’il dépend de l’ennemi auquel on répond et que ces points faibles ne cessent de varier en fonction de la situation. C’est pourquoi on ne peut modéliser la guerre, c’est-à-dire en construire une forme (eidos) qui sot valable en dépit de la différence des cas : « L’attaque et la défense sont infiniment subtiles, on ne peut leur donner forme au niveau de l’énoncé ». Car à vouloir ranger la forme dans l’énoncé, la dresser en paradigme, on en perdrait tout le potentiel.

Q306 · Faut-il décarboniser la pensée ?
L’actuelle guerre cognitive, dite à bas bruit par les hautes instances de défense militaires internationales, a pour «effet final (…) de modifier ou d’altérer le

Q271 · Penser le futur des négociations internationales
L’intérêt de cet exercice réside dans la recontextualisation de la négociation internationale en tant qu’objet politique à part entière. L’approche élargie du sujet a amené

Smartouille
La smartouille est un geste devenu naturel. En quinze ans, il a colonisé nos corps. Chaque jour, nos doigts effleurent, tapotent, glissent sur nos écrans

Zérophorie
La zérophorie consiste à se priver délibérément de toute source de gratification immédiate : réseaux sociaux, fast-food, achats compulsifs, divertissements en streaming… L’objectif de ce
On ne peut pas résoudre un problème avec le même mode de pensée que celui qui a généré le problème.
Aussi les circonstances sont-elles immanquablement source de « friction », constatait Clausewitz, elles qui surviennent inopinément vis-à-vis du plan dressé d’avance et sont à quoi celui-ci doit progressivement de tomber à faux et d’achopper. Or penser la situation comme potentiel prend exactement le contrepied de ce négatif et le retourne : au lieu que la circonstance adventice se dresse comme un obstacle faisant déraper la modélisation, l’évolution même de la situation et son dynamisme en renouvellement (ce que dit de plus fort le terme de shi) sont ce sur quoi, n’ayant l’esprit engoncé par aucune projection, je peux ne cesser de prendre appui pour incliner ce situationnel à mon avantage et progressivement en tirer parti.
Les deux opérations sont à pratiquer alternativement, parce qu’elles se complètent : soit, , en lui témoignant son assentiment, on conduit l’autre à « s’ouvrir » et, sortant de sa réserve, à exprimer complètement son sentiment ; soit, au contraire, on lui fait délibérément barrage pour que, face à ce « blocage », il laisse apparaître soudain son vrai sentiment – et quon puisse « conclure » sur la véracité de ce qu’il disait.
La première manoeuvre est exploratoire, l’autre de contrôle ; la première favorisant son expansion, fait apparaître ce que l’autre veut, la seconde, suscitant sa réaction, laisse transparaître ce qu’il prétendait cacher ; combinées ensemble, elles servent à « sonder » l’autre et à « jauger » : soit on va dans sons sens, pour que lui-même se laisse aller ; soit on va en sens contraire, pour que, se rebiffant, il donne à mesurer sa résistance. Car sa réticence et son silence aussi sont révélateurs. Dans un cas comme dans l’autre, qu’il « ouvre » ou « ferme » la bouche, qu’il se libère ou qu’on le réprime, l’autre est perçu, ou plutôt manié, comme un pur dispositif (à l’instar, est-il dit, des deux facteurs opposés et complémentaires, yin et yang, qui constituent tout réalité).





