
Q305 · Comment habiter le futur à l’heure des temporalités plurielles ?
L’Europe planifie, le Vietnam s’adapte. Deux régimes du temps, deux manières d’inventer le futur. Entre mémoire et mouvement, le Vietnam incarne une innovation singulière :

Q209 · Un agent conversationnel comme partenaire prospectif ?
L’utilisation de l’intelligence artificielle générative pour soutenir la planification de scénarios était déjà possible depuis l’avènement du Chat GPT3 ; désormais, grâce aux versions ultérieures,

Q236 · Comment les organisations mesurent les résultats d’une démarche d’anticipation ?
La quasi totalité des personnes interrogées s’est posée la question de la mesure des résultats, même si elles attestent du caractère parfois embryonnaire de leur

Q161 · Affiner sa stratégie d’enseignement pour améliorer l’impact d’un dispositif de prospective ?
Un changement de comportement, n’est-ce pas le savoir-être que l’on souhaite acquérir face à l’incertitude, et le changement de représentation celui du changement de modèle

Q038 · Pourquoi un prospectiviste doit-il toujours rester un activiste ?
Nous avions dans un précédent billet essayé de décrire les compétences attendues pour un prospectiviste. Étant conscient que le terme «prospective» pouvait à lui seul

#40 Nathaniel Rich · Construire un monde habitable où trouver notre juste place
Nathaniel Rich est un romancier et essayiste américain.
En 2019, Il retraçait dans “Perdre la Terre” les circonstances dans lesquelles la communauté internationale est passée

#23 Nate Hagens · Adapting to lower throughput lifestyles
Nate Hagens is the Director of The Institute for the Study of Energy & Our Future (ISEOF), an organization focused on educating and preparing society

#4 Élisabeth Ayrault · Penser l’avenir des fleuves
Élisabeth Ayrault a été pendant plus de 8 ans à la tête de la Compagnie Nationale du Rhône, premier producteur français d’énergie exclusivement renouvelable et

#8 Laurent Testot · Penser le temps long
Laurent Testot est journaliste scientifique, conférencier et essayiste. En France, il est l’un des rares spécialistes de l’approche historique globale, et plus spécialement de l’interaction
Que la stratégie soit belle est un fait, mais n’oubliez pas de regarder le résultat.
C’est à force de répandre le bon grain qu’une semence finit par tomber dans un sillon fertile.
Personne, par même les artistes, ne comprend l’art. Son rapport à la vitesse. Le travail que cela exige, année après année, pour maîtriser le savoir-faire, la confiance dans le processus, un travail sans doute plus intense que celui investi par un athlète préparant les Jeux olympiques car il ne s’arrête jamais, pas même dans les rêves, et ensuite, quand le savoir-faire et la confiance sont acquis, ce qu’on fait de mieux est ce qui demande le moins d’effort.
En général. Les choses viennent vite, sans qu’on y pense, comme un cheval qui vous renverse la nuit. Mais. Même si les gens comprennent ça, ils ne comprennent pas que parfois, les choses ne se passent pas ainsi. Parce que le processus a toujours été le suivant : des années d’artisanat ; puis la foi ; puis le lâcher-prise.
Mais alors, ce qu’on fait de mieux peut être le fruit d’un véritable calvaire. Des fragments mis bout à bout, déchirés, repris. tout ce que l’on a appris, remis en questions, la terrible crise de la foi, la foi qui permet à tout cela de fonctionner.
Mon Dieu. Après quoi, malgré tout, si l’on survit à l’avancée laborieuse et à la fièvre, il arrive qu’on produise sa meilleure oeuvre.
C’est cela qu’aucun de nous ne comprend.
Au milieu du gué, j’avais compris que mes rêves étaient constitués d’impossibles, mais que si je les abandonnais avant d’entrer sur le champ de bataille, je ne gagnerais jamais le moindre combat.

Q202 · Comment utiliser la prospective pour améliorer la paix et la sécurité au niveau global ?
La prospective permet de mieux se préparer aux situations imprévues ainsi que de s’orienter vers un futur souhaitable. Dans le contexte du désarmement au niveau

Q149 · Comment mesurer l’impact d’ateliers de prospective ?
Dans un monde qui s’est beaucoup structuré sur le factuel durant ces dernières décennies, il reste souvent un parent pauvre, qui est l’humain. D’ailleurs, il

Smartouille
La smartouille est un geste devenu naturel. En quinze ans, il a colonisé nos corps. Chaque jour, nos doigts effleurent, tapotent, glissent sur nos écrans

Dolojob
Le dolojob est une offre d’emploi diffusée par des personnes qui n’ont pas l’intention d’embaucher. Le dolojob est l’une des dérives du marché de l’emploi
Connaître et penser, ce n’est pas arriver à une vérité certaine, c’est dialoguer avec l’incertitude.
Sur toute chose sérieuse, il faut commencer par honorer le passé. Si vous voulez vous élever, apprenez d’abord à monter sur les épaules de vos aînés. Ils ont assimilé, pensé, capitalisé. Ils on un héritage à vous léguer. Ne craignez pas d’imiter. Ensuite, et ensuite seulement, cherchez à inventer. L’histoire est aussi la somme des erreurs que vous pourrez éviter.
Dans la gestion des affaires diplomatiques ou politiques, le degré le plus simple de ce non-agir, on l’a vu, est l’attente : « le sage, dans/par le non-agir, attend qu’il y ait de la capacité » .
La formule mérite qu’on la relise, car elle prend plus de relief sous cet éclairage taoïste : non seulement, quand plus rien n’est porteur dans la situation, il n’y a plus rien à faire que d’attendre, et c’est en « osant » ne pas agir qu’on saura se conserver (ce qui est essentiel pour la suite : pour qu’il y ait une suite ; cf. l’attention taoïste portée au seul fait – primordial – de se maintenir en vie) ; mais, surtout, c’est en ne faisant plus rien, quand plus rien n’est favorable, en se gardant d’intervenir, que, ne troublant pas par son activisme la régulation à l’œuvre, on pourra le mieux la faire advenir.
On en revient à cette leçon que le taoïsme a le mieux enseignée : il est inefficace d’affronter la situation pour la forcer. Cet agir peut être héroïque – il est en tout cas spectaculaire – mais il est vain : il sera défait.
C’est au contraire « après avoir distingué le facile et le difficile » que le conseiller de cour « conçoit sa stratégie » : son agir se réduit d’autant qu’il suit la ligne de plus grande aisance et n’est pas entravé ; ou encore, poursuit le traité de diplomatie, c’est « en se conformant à la spontanéité des processus en cours », le tao naturel, qu’il rend sa stratégie « effective » : plus il sait épouser le cours du réel, mieux cet agir réussit à se fondre dans la réalité et, par là, s’impose avec elle.





