
Q306 · Faut-il décarboniser la pensée ?
L’actuelle guerre cognitive, dite à bas bruit par les hautes instances de défense militaires internationales, a pour «effet final (…) de modifier ou d’altérer le schéma de raisonnement et de réflexion d’un ou plusieurs individus …/…afin d’imposer sa volonté à un ennemi identifié …/… (pour) faire faillir l’adversaire, l’amener à douter de ses propres chances
Je répondrai en style minijupe, c’est-à-dire suffisamment long pour couvrir l’argument et suffisamment court pour le rendre intéressant.
Puisons dans ce que nous sommes pour devenir ce que nous n’avons jamais été.
En politique, seuls les vaincus ont tort et l’Histoire, en poursuivant son cours, les foule de son pas d’airain.
[…] Puisque la façon dont on voit le monde est le reflet de son identité individuelle et collective, on ne peut pas penser la complexité de celui-ci à partir d’un corps social homogène sans quoi on s’expose à des surprises douloureuses. Il faut donc […] induire des mécanismes permettant aux opinions divergentes constructives de s’exprimer. C’est la meilleure protection contre les cygnes noirs. […]
La conversation stratégique considère l’ensemble, pas le sommet; elle est démocratiques, pas élitiste; elle s’inscrit dans un flux, pas dans un calcul a priori; elle accueille les surprises, elle ne les évite pas.
Une condition de la réussite de la conversation stratégique est de rendre ses hypothèses et croyances explicites, et de les revisiter régulièrement pour les tester et voir si elle sont encore valables.
Rien n’est pire, on le sait, que de vouloir répéter ce qui a précédemment conduit au succès : puisque la situation est nouvelle, son potentiel l’est aussi et le précédent est révolu.


