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Remparts légaux
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#36 Mélanie Marcel · Réconcilier science et conscience
Mélanie Marcel est ingénieur, diplômée de l’École Supérieure de Physique et Chimie Industrielles de Paris. À la fois passionnée de sciences et entrepreneure dans l’âme,

#8 Laurent Testot · Penser le temps long
Laurent Testot est journaliste scientifique, conférencier et essayiste. En France, il est l’un des rares spécialistes de l’approche historique globale, et plus spécialement de l’interaction

#34 Hubert Védrine · Comprendre et expliquer la marche du monde
Hubert Védrine est un homme politique, essayiste et consultant, spécialiste des questions géopolitiques. Il a été pendant de nombreuses années au coeur du pouvoir politique

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Le thanadeep est un message posthume créé par une IA à partir des traces numériques d’une personne décédée. C’est un texte, un audio qui recrée

Ludibellisme
Le ludibellisme désigne la transformation d’un conflit armé en spectacle chiffré. Des drones abattent des cibles. Des systèmes d’armes comptabilisent les objectifs atteints. Des tableaux

Sénophobie
La sénophobie se manifeste par des attitudes, des comportements ou des politiques qui marginalisent, excluent ou désavantagent les seniors.

Dolojob
Le dolojob est une offre d’emploi diffusée par des personnes qui n’ont pas l’intention d’embaucher. Le dolojob est l’une des dérives du marché de l’emploi

Attaque du château d’eau
Depuis trois semaines, la Suisse est au centre d’une crise internationale sans précédent. Le pays est accusé de détournements massifs de ressources en eau. Les

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Gisèle Ribeaupierre est une femme haute en couleur. À 91 ans, elle déclenche le Printemps des ridés, un mouvement mobilisant des millions de seniors. Pour

Blanchiment génétique
L’ADN est le nouveau terrain de jeux des politiques. La génétique promet des bébés parfaits, sans maladies ni défauts. Une ministre rêve d’enfants blonds aux

Fiction
Ceci est le 7ème épisode de la première saison du Deftech Podcast. Il s’agit d’un épisode bonus, expérimental, rattaché aux 6 parties originales de la
La politique est souvent le refuge d’artistes médiocres et ratés. Là, ils peuvent fructifier, acquérir un pouvoir grâce auquel ils se donnent des airs. Surtout, ils se vengent de tous ceux qui ont obtenu par leur travail et leur talent ce qu’ils n’ont même jamais approché, tout en déclarant d’un air pieux et martyr qu’ils n’agissent que pour le bien de la patrie.
Je sais que la plupart des hommes, même ceux qui sont à l’aise avec les problèmes les plus complexes, sont rarement capables d’accepter la vérité la plus simple et évidente si celle-ci les oblige à admettre la fausseté de conclusions qu’ils ont expliquées avec délice à leurs collègues, qu’ils ont fièrement apprises aux autres et qu’ils ont tissées, fil par fil, dans la trame de leur vie.
À ces approches technocritiques, la Silicon Valley oppose souvent ce cliché qu’il convient de fusiller sans sommation et à bout portant. Il s’énonce ainsi: la technologie est neutre, son impact ne dépend au fond que du bon ou mauvais usage qu’on en fait.
C’est une idée courte, et même une idée stupide, quadruplement stupide. Il n’est jamais inutile de redire pourquoi:
1. Parce que la technique porte en elle une valeur latente : l’efficacité. Autrement formulé: la possibilité d’agir sur nos environnements de façon forte. Toute machine prédétermine l’utilisateur à faire de l’efficacité la valeur de son action, avant tout choix de sa part. […]
2. Parce qu’en amont, l’innovation technologique dépend de la Recherche qui dépend elle-même des crédits de recherche ou du capital-risque investi, et donc déjà d’une forte présélection des découvertes, produits et services et qu’on juge a priori « utiles » à développer car lucratifs. La machine reste donc toujours « sociale avant d’être technique » (Deleuze), c’est-à-dire qu’elle présuppose en univers capitaliste, pour être finalement fabriquée, une attente du marché et une rentabilité. […]
3. Parce qu’en aval, une technologie induit un multitude d’effets, souvent difficiles à anticiper : elle réinvente des pratiques et reformate des comportements, elle enfante parfois une culture entière (le jeu massivement multijoueur, les danses internet, les animatiques) juste par les interactions nouvelles qu’elle offre. S’en servir, c’est déjà transformer ses rapports à soi et ses relations aux autres, se ménager de nouvelles prises et consentir à de futures emprises en mutilant d’anciennes capacités qu’on sous-traite à l’appli. […]
4. Enfin parce que toute technologie porte en elle un nouveau rapport au monde. […] La machine situe notre liberté et notre liberté s’exerce face à elle, en elle. Nous sommes libres de nos usages de la machine, libres même de ne pas l’utiliser, parfois. Mais c’est une liberté en situation, déjà située, un libre-arbitre qui s’exerce à l’intérieur d’un monde transformé et repotentialisé par la machine où il devient impossible de se comporter comme si elle n’existait pas.
Entre l’albatros qui donne à peine dix coups d’aile par minute, entre le pélican qui en donne soixante-dix…
– Soixante et onze ! dit une voix narquoise.
– Et l’abeille qui en donne cent quatre-vingt-douze par seconde…
– Cent quatre-vingt-treize !… s’écria-t-on par moquerie.
– Et la mouche commune qui en donne trois cent trente…
– Trois cent trente et demi !
– Et le moustique qui en donne des millions…

Q313 · Que faire si tu veux manger un éléphant ?
L’histoire débute dans une PME confrontée aux limites de la gestion de projet classique. Malgré des équipes formées et impliquées, les projets n’avancent pas, les

Q312 · Pourquoi donner une mémoire aux futurs ?
L’idée peut sembler étrange au premier abord. Une bibliothèque des savoirs des futurs ? Les pluriels intriguent, le concept interroge, et l’ambition peut paraître démesurée.

Cognititre
Le cognititre désigne un titre conçu pour piéger l’attention dans un environnement saturé d’informations. Il promet, intrigue, manipule. Rarement honnête, souvent survendeur, parfois carrément trompeur.

Néotarcie
Stratégie socio-économique adoptée par des communautés ou des nations fortunées qui consiste à s’isoler physiquement et technologiquement du reste du monde. L’objectif est d’assurer une
Ce que je tiens pour certain, c’est que sur toute chose connue, la transmission devrait précéder l’expérimentation et qu’une seule voie pour apprendre sera toujours moins performante que plusieurs voies cumulées intelligemment.
Les Américains ont un fort penchant inné pour les machines et les articles de luxe et ils ont tendance à rechercher l’excellence et la perfection de la technique, et même à transformer les machines, y compris les armes, en articles de luxe. Le général Patton, qui aimait arborer des pistolets à crosse d’ivoire, est typique de ce comportement. Cette inclination les conduit à manifester de manière rigide une passion confinant à la superstition à l’égard de la technique et des armes, et à toujours penser que c’est par ce moyen qu’ils trouveront le chemin de la victoire.
Elle les conduit aussi à toujours redouter que leur position dominante en matière d’armements ne soit ébranlée, et ils s’emploient continuellement à réduire cette inquiétude en fabriquant toujours plus d’armes nouvelles et complexes. Le résultat, c’est que lorsque les systèmes d’armes qui deviennent chaque jour plus lourds et plus complexes entrent en conflit avec les principes simples du combat réel, les Américains privilégient toujours les armes. Ils préféreraient considérer la guerre comme un marathon que de l’envisager comme une épreuve d’esprit, de courage, de sagesse et de stratégie. Ils pensent que la voie de la victoire leur sera toujours ouverte. Pareille confiance en soi leur a fait oublier une réalité simple : la guerre n’est pas tant une course, où rivalisent des techniques et des armes, qu’un terrain de jeu où la balle change continuellement de camp en raison de nombreux facteurs indéterminés. Porter des survêtements Adidas et des chaussures Nike ne garantit pas la victoire.

