
Q324 · Quelle prospective dans un monde où tout semble permis ?
Quand les limites paraissent disparaître, la tentation est grande d’explorer tous les scénarios possibles, y compris les plus extrêmes. On enchaîne alors les hypothèses, souvent spectaculaires, parfois improbables, jusqu’à perdre de vue l’essentiel.

Q009 · “Pourrions-nous? “ vs “devrions-nous?” : le nouveau dilemme de la prospective technologique ?

Écophobie
Écophobie caractérise l’attitude de ceux qui nient ou minimisent les enjeux écologiques. Face à des informations anxiogènes sur l’état de la planète, l’individu détourne le

Petisophier
Penser, décider ou concevoir en se plaçant à hauteur d’enfant. Petisophier invite à un changement de perspective. On observe le monde à travers les yeux

Datadindisme
Le dindinisme consiste à avoir une vision du futur qui soit la continuation du passé. Ayant une confiance dans la stabilité des tendances, on néglige

Amour et richesse au tournant du siècle
Il est naturel de se sentir incertain à un moment où l’on doit prendre des décisions importantes dans sa vie. Pourquoi ne pas prendre le

BOB nous fait perdre le nord
BOB a mis à l’arrêt tous les systèmes GPS. Cette catastrophe technologique révèle notre dépendance aux systèmes de géolocalisation et permet aussi de s’en libérer

Le procès de l’intelligence
L’intelligence artificielle est jugée pour son rôle dans la régression intellectuelle de l’humanité. La disparité des opinions révèle les paradoxes d’une technologie qui façonne notre
Il n’y a de guerre indispensable que défensive. Une bonne politique réaliste est une politique pacifique.
Dans la guerre tout est simple (i.e. selon le projet initial), mais la chose la plus simple est difficile (i.e. dès qu’on passe à l’action).
Le simple n’existe pas : il n’y a que du simplifié. Le simplifié n’est qu’un moment entre deux complexités.
Le secret est que le prince ne partage avec personne, pas même avec ses parents ou ses familiers ; la complète dissymétrie des rôles, ensuite, et l’antagonisme des positions : pour conserver entier le potentiel de situation que constitue sa position souveraine, le prince doit considérer tous les autres, à l’intérieur de son royaume, comme autant d’adversaires à soumettre à son autorité ; la prise sur autrui permettant de le dominer : de même que le stratège a barre sur l’ennemi grâce à la disposition que prend celui-ci, le prince a barre sur tous ses sujets en les rendant visibles par la surveillance et le contrôle imposés (en même temps que lui-même se garde de laisser voir aucune disposition intérieure, de joie ou de colère, pour ne pas donner prise sur lui) ; la réduction de l’autre à la passivité : dès lors qu’il est seul à tenir les commandes (des récompenses et des châtiments), le prince polarise sur son trône toute autorité, et personne ne peut lui résister ; enfin, l’illusion entretenue par le peuple sur son propre intérêt : conduit par le désir des récompenses et la peur des châtiments, tout sujet croit suivre son profit personnel sans se rendre compte qu’il travaille seulement à conforter le pouvoir de son oppresseur.
La frontière est l’autre nom de la peur. Sa matérialisation physique. Une frontière est faite de grillages barbelés à l’espoir d’une sécurité impossible.Un jour, on comprendra peut-être qu’il n’existe pas de formule sociopolitique pour être tranquille d’avance. Une société qui espère cette sérénité se suicide comme société libre.
Moi j’aime celles qui fabriquent des ponts – pas des murs. La formule est facile ? Elle pose bien la difficulté pourtant : faire un pont exige de l’art, une mise à niveau des berges, l’enjambement d’un fleuve, des piliers qu’on construit, des culées, des arcs et des câbles intelligemment tendus. Faire un mur demande juste | des briques.






